Vinifera – Le Vin dans l’antiquité

Album publié en 2025 aux Editions Glénat.


Le nectar d’un roi. Le fruit d’une promesse

Depuis sa création, la collection Vinifera n’a cessé d’explorer l’histoire du vin, de l’Antiquité à nos jours.
Chaque album nous plonge dans les secrets et les traditions viticoles, allant des amphores de Pompéi à la viticulture biologique.
Découvrez les secrets des vins de l’Antiquité à travers des intrigues mêlant habilement Histoire, fiction et vulgarisation érudite sur le vin.
Deux récits passionnants qui mettent à l’honneur un breuvage millénaire.  
 
 


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Vinifera – Le Vin dans l’antiquité »

Ce coffret réunit les deux volets antiques de la collection Vinifera, tous deux scénarisés par Éric Corbeyran : Les Amphores de Pompéi, dessiné par Alexis Robin, et Les Vins d’Orient, de Babylone aux pharaons, dessiné par Marco Bianchini. Le rapprochement a du sens, car les deux récits racontent la même chose sous deux latitudes : le vin comme objet de convoitise et comme secret que l’on protège.

À Pompéi, Valerius refuse de livrer ce qui fait la qualité de ses amphores, et cette rétention suffit à déclencher jalousies et manœuvres autour d’Ursina, riche veuve dont la villa ne désemplit pas. En Arménie, un vigneron mourant arrache à son fils Abban la promesse que son vin sera bu par une tête couronnée, et le garçon s’embarque pour Emar avec ce serment pour tout bagage. D’un côté un secret que l’on garde, de l’autre une parole que l’on tient.
Éric Corbeyran travaille en vulgarisateur assumé : ses personnages sont taillés pour porter une information technique, et le procédé fonctionne mieux dans le récit oriental, où la promesse filiale donne au voyage commercial une tension que le huis clos pompéien atteint moins souvent.

Alexis Robin traite Pompéi en péplum clair, banquets et architectures reconnaissables au premier regard. Marco Bianchini adopte un registre plus rugueux pour les palais mésopotamiens et les routes caravanières. La mise en couleurs du Studio Minte, commune à toute la collection, unifie ces deux mains et évite au coffret l’effet patchwork.

Les dossiers documentaires qui prolongent chaque récit font le reste du travail. D’un côté un secret que Valerius refuse de livrer, de l’autre un serment qu’Abban s’est engagé à tenir : deux façons de raconter que le vin, dans l’Antiquité, n’a jamais été qu’une boisson. À conseiller aux amateurs de vin curieux d’archéologie, et aux lecteurs de bande dessinée historique qui acceptent qu’une fiction serve d’abord de fil conducteur pédagogique.

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