Sucre Noir
Album publié aux éditions Le Lombard en 2026.
Résumé éditeur
Adapté du roman de Miguel Bonnefoy paru le 16 aout 2017.

Dans un petit village des Caraïbes, où la légende d’un trésor disparu vient bouleverser l’existence de la famille Otero, les explorateurs se succèdent. Tous sont à la recherche du butin du capitaine Henry Morgan. Et tous vont croiser le chemin de Serena Otero, l’héritière de la plantation de cannes à sucre qui rêve à d’autres horizons, ainsi que celui de sa fille, Eva Fuego.
Au fil des ans, tandis que la propriété familiale prospère, qu’elle distille alors le meilleur rhum de la région, chacun cherche le trésor qui donnera un sens à sa vie.
Et si le véritable trésor n’était pas celui qu’ils croyaient ?
Avec cette adaptation du roman de Miguel Bonnefoy, Ricard Efa et Virginie Ollagnier nous transportent dans un récit transgénérationnel empreint de réalisme magique qui fait la part belle aux femmes de la famille Otero, véritables héroïnes de ce récit.
La bd « Sucre Noir » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Sucre Noir »
Publié en janvier 2026 au Lombard, Sucre Noir est l’adaptation du roman de Miguel Bonnefoy, écrivain franco-vénézuélien dont le dernier livre Le rêve du jaguar a reçu le Prix Fémina 2024. La scénariste Virginie Ollagnier, elle-même romancière, retrouve le dessinateur Ricard Efa après leur collaboration sur la série Kia Ora chez Vents d’Ouest.
Au tournant du XXe siècle, dans un petit village reculé des Caraïbes, la légende veut que le trésor du pirate Henry Morgan soit caché quelque part sur les terres de la famille Otero. Serena, l’héritière de la plantation de canne à sucre, rêve d’autre chose que de chercheurs d’or. Virginie Ollagnier et Ricard Efa nous transportent dans un récit transgénérationnel empreint de réalisme magique qui fait la part belle aux femmes de la famille Otero, véritables héroïnes de ce récit.
Virginie Ollagnier structure le récit en s’attardant sur certains événements clés, puis en faisant des ellipses de plusieurs années. Le lecteur suit sans peine l’évolution de l’histoire et reconstitue ce qui s’est joué dans les intervalles, suggéré avec finesse dans les séquences suivantes. Les thèmes du capitalisme naissant, de la place des femmes et de l’émancipation sociale traversent l’album avec une discrétion qui leur donne du poids.

Sur le plan graphique, Ricard Efa, de son vrai nom Ricard Fernandez, place la couleur au centre de son travail : « Tout le poids des émotions et des sentiments est dans les propos des personnages, donc à travers les couleurs, à travers l’intensité des lumières« . Le résultat est une palette chaude et contrastée, qui restitue à la fois la luxuriance des Caraïbes et la noirceur des destins qui s’y jouent.
Une BD singulière, riche et élégante, qui mêle avec finesse chronique familiale et parabole sociale. Un album pour les lecteurs sensibles aux grandes fresques humaines portées par des femmes qui refusent que leur vie soit déjà écrite.




