Juste après la vague

Album publié aux éditions Rue de Sèvres en 2026.


Adapté du roman de Sandrine Collette paru le 18 janvier 2018.

couverture bd bd Juste après la vague

Une vague géante déferle sur le monde et engloutit tout sur son passage. Le monde que connaissait Louie et sa famille a disparu, mais eux ont survécu.
Du haut de leur colline devenue îlot, leur quotidien est étrangement tranquille et bien réglé : maman prépare le café, les enfants se lèvent grâce à la délicieuse odeur des tartines grillées, papa récolte les oeufs frais du matin tandis que la mer, elle, monte chaque jour un peu plus.
Les parents n’ont d’autres choix que de faire face à la montée des eaux. Seulement, il n’y a pas assez de place dans la barque.
Quels enfants laisser derrière ? Sera-t-il possible de revenir les chercher ? Seront-ils capables de survivre jusque-là ?


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Juste après la vague »

Auteur complet, Dominique Monféry porte à la bande dessinée Juste après la vague, roman post-apocalyptique de Sandrine Collette, romancière surtout connue pour ses polars. Il en assure le scénario, le dessin et la couleur, après avoir déjà adapté chez le même éditeur des œuvres de Henri Troyat et de Pierre Lemaître.

Le point de départ tient en un dilemme glaçant. Un volcan s’est effondré, une vague a englouti le monde, et une famille de onze personnes survit sur une colline devenue îlot. Lorsque la montée des eaux impose de fuir vers les Terres Hautes, la barque ne peut embarquer que huit passagers : trois enfants devront rester, avec la promesse d’un retour.
Dominique Monféry fait le choix décisif d’adopter le regard des enfants abandonnés. La catastrophe reste en arrière-plan, au profit de l’attente, de la peur diffuse et de l’incompréhension devant les décisions des adultes. Le récit alterne l’île et la barque, deux arcs qui s’éclairent l’un l’autre et interrogent la responsabilité, le sacrifice et l’irréversible, à hauteur d’enfance. Le petit Louie, dont les cauchemars ponctuent le livre, incarne cette angoisse muette.

Le travail graphique de Dominique Monféry porte l’émotion. Sa couleur à l’aquarelle, ses vastes espaces vides et sa mer omniprésente installent un silence pesant que rompent les tempêtes, magistrales même lorsque le chaos brouille volontairement quelques cases. Les décors soignés et les visages expressifs ancrent le drame dans une sensibilité constante.

L’ensemble compose une adaptation intense et sensible, portée par un artiste au sommet de son art visuel. On la recommandera aux amateurs de récits post-apocalyptiques intimes et aux lecteurs de Sandrine Collette curieux de cette relecture graphique.

Vous aimerez aussi