Les Reines de sang – Poppée – La femme qui vécut deux fois
Album publié en 2026 aux éditions Delcourt.
Résumé éditeur

L’histoire des deux vies de Poppée Sabina, épouse de Néron. D’abord, femme ambitieuse et prête à tout pour obtenir le pouvoir, devenue marionnette entre les mains d’un mari fou, violent et… tout-puissant.
An 54 après J.-C. : depuis que Messaline a fait massacrer sa famille, la jeune Poppée Sabina n’a qu’un objectif : épouser l’empereur Claude. L’assassinat de ce dernier l’ayant forcée à se reporter sur Néron, son successeur, la confrontation avec sa mère Agrippine, est inévitable… mais son véritable ennemi se révélera être Néron, mari manipulateur, alcoolique et violent.
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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Reines de sang – Poppée – La femme qui vécut deux fois »
Après Messaline et Agrippine, Luca Blengino poursuit dans cette collection son exploration des femmes de pouvoir de la Rome impériale, cette fois avec Poppée Sabina. Le récit s’ouvre sur le présent avant de revenir par un long retour en arrière à l’enfance de la jeune femme, dont la famille a été massacrée sur ordre de Messaline, et à l’objectif qu’elle se fixe alors, épouser l’empereur Claude. L’assassinat de ce dernier la contraint à se reporter sur son successeur, Néron.
Le choix de la narration à la première personne constitue la trouvaille du livre. Luca Blengino donne à entendre les pensées de Poppée Sabina, ce qui intensifie la perception de son ambition dévorante et de sa lucidité sur les armes dont elle dispose. Ce dispositif entretient surtout une ambiguïté féconde autour du titre, la voix glissant progressivement de l’impératrice vers celui qui l’incarnera dans une seconde existence. Le récit bascule alors du portrait d’une conquérante maîtresse de son destin vers celui d’une femme livrée à un mari violent et ravagé par les excès, qui la façonne comme un Pygmalion morbide.

Le trait de Riccardo Randazzo excelle dans l’expression des visages, où l’intensité des regards traduit les rapports de force autant que les dialogues. Servi par les couleurs de Lou, il donne à la séquence du grand incendie de Rome une ampleur spectaculaire qui contraste avec l’intimité feutrée des scènes de palais.
L’album s’adresse aux amateurs de bande dessinée historique et de figures antiques. Luca Blengino et Riccardo Randazzo signent un portrait flamboyant et cruel.




