Franz Stock – Passeur d’âme

Album publié en 2026 aux éditions Plein Vent (première édition en 2016 chez Artège Jeunesse).


Résumé éditeur

couverture bd Franz Stock - Passeur d'âme

Franz Stock, allemand, prêtre, est aumônier des prisons de Paris entre 1940 et 1944.

Il accompagne ainsi plus de mille résistants fusillés au mont Valérien.

Après la guerre, il dirige l’expérience unique du Séminaire des barbelés, près de Chartres, où sont rassemblés les prisonniers de guerre allemands se préparant à la prêtrise. 

Marqué par les mouvements pour la paix, il est l’un des artisans de la réconciliation franco-allemande.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Franz Stock – Passeur d’âme »

On oublie souvent que la réconciliation a des visages précis. Celui de Franz Stock en est un. Jean-François Vivier au scénario et Régis Parenteau-Denoël au dessin, avec les couleurs de Joël Costes, lui consacrent cette biographie dessinée. Elle retrace le parcours de ce prêtre allemand, aumônier des prisons parisiennes de 1940 à 1944, qui accompagna plus d’un millier de condamnés vers la mort, beaucoup fusillés au mont Valérien, avant de diriger après la guerre le Séminaire des barbelés, près de Chartres, où des prisonniers allemands se préparaient à la prêtrise.

Le récit tient sa force du paradoxe central de cette vie : un Allemand qui réconforte, dans leurs derniers instants, les résistants que son propre pays condamne. Jean-François Vivier construit son propos avec sobriété, préférant la rigueur documentaire à l’effet dramatique, et l’album vaut autant comme leçon d’histoire que comme portrait. Le geste de Franz Stock, transmettre aux familles les dernières paroles des fusillés, faire le lien par-dessus les lignes ennemies, occupe le centre du livre sans qu’on cherche à en tirer un héroïsme spectaculaire.

extrait bd Franz Stock - Passeur d'âme

Le trait de Régis Parenteau-Denoël, clair et lisible, cerné d’un contour net qui détache les silhouettes, donne aux visages une expressivité retenue où passent la fatigue et la compassion. Les couleurs de Joël Costes accompagnent le glissement des cellules obscures vers la lumière de l’après-guerre. Cette lisibilité rend l’album accessible dès l’adolescence.

Un prêtre allemand qui recueille les dernières paroles des résistants que son pays fusille : Jean-François Vivier tient là un paradoxe que la BD rend inoubliable.


Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

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