Le Sanctuaire

Album publié en 2026 aux éditions Sarbacane.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Laurine Roux publié le 1 octobre 2020 .

couverture bd Le Sanctuaire

À l’orée de la forêt, son arc à la main, Gemma s’immobilise.
Ses pieds s’enfoncent doucement dans la neige fraîche. Le sanglier qu’elle traque depuis l’aube est là, tranquille.
De l’autre côté du rideau d’arbres, il la fixe, au-delà de la frontière du sanctuaire établie par son père.
En aucun cas elle ne doit la franchir. Que faire ? Y aller et prendre le risque de désobéir ? Revenir en arrière, sans gibier ?
Dans les deux cas, c’est s’exposer à la colère du père ..


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Sanctuaire »

Adapté du roman de Laurine Roux, récompensé du Grand Prix de l’Imaginaire, Le Sanctuaire marque le premier album en solo de Jérôme Lavoine, qui en signe le scénario, le dessin et la couleur. Le récit prend pour cadre un monde ravagé par une pandémie propagée par les oiseaux, qui a ramené les rares survivants à un état quasi paléolithique.

Loin des ruines urbaines habituelles du genre, l’action se déroule dans une forêt enneigée où une famille s’est retranchée, dans une cabane baptisée le sanctuaire. Jérôme Lavoine détourne vite le récit de survie vers le huis clos psychologique. Le père a fixé des frontières infranchissables et réparti les rôles, faisant de la jeune Gemma une chasseuse aguerrie tandis que sa sœur June et leur mère assurent d’autres tâches.
La véritable tension ne vient pas du dehors mais de cette autorité paternelle qui glisse de la protection vers l’emprise. Lorsque Gemma s’aventure au-delà de la zone interdite, le doute s’installe : le danger extérieur est-il réel, ou un mensonge forgé pour asseoir une domination ? Jérôme Lavoine cultive cette ambiguïté et laisse au lecteur le soin de trancher.

extrait bd Le Sanctuaire

Le dessin sert magistralement ce climat. Jérôme Lavoine adopte une bichromie de bleu glacé et de blanc, dans un trait encré semi-réaliste dont le découpage et les cadrages installent un froid presque tactile. La forêt, rendue avec précision, paraît à la fois hostile et vivante, et l’économie des moyens, cinq personnages, un décor unique, renforce la sensation d’enfermement.

L’ensemble compose un conte post-apocalyptique tendu et dérangeant. On le recommandera aux amateurs de récit survival intimiste.

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