Charles de Gaulle … mais la France libérée
Album publié en 2026 aux éditions Bamboo.
Résumé éditeur

En juin 1944, à la veille du Débarquement, Charles de Gaulle doit encore imposer sa légitimité.
Tenu à l’écart par les Alliés et contesté par Franklin D. Roosevelt, il refuse que la France libérée soit placée sous administration étrangère.
Entre 1944 et 1945, il manoeuvre pour rétablir l’autorité nationale et placer le pays dans le camp des vainqueurs. Le chef de la France libre devient homme d’État de la fin de la guerre jusqu’en 1946.
S’en suit une traversée du désert qui s’achève en 1958, lorsqu’il revient au pouvoir dans une France en crise et fonde la Ve République.
Mais en mai 1968, face à la contestation étudiante et sociale, celui qui fut autrefois l’homme du recours paraît dépassé, comme rattrapé par le temps et ses propres souvenirs.
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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Charles de Gaulle … mais la France libérée »
Jean-Yves Le Naour, historien, et Claude Plumail poursuivent leur portrait dessiné de Charles de Gaulle avec ce second volume, qui couvre les années 1944 à 1968. On y retrouve le chef de la France libre à un moment décisif : à la veille du Débarquement, il lui faut encore imposer sa légitimité. Tenu à l’écart par les Alliés, contesté par Franklin Roosevelt, il refuse que la France libérée passe sous administration étrangère et manœuvre pour rétablir l’autorité de l’État.
Jean-Yves Le Naour ne dessine pas une statue mais un homme politique, tour à tour visionnaire et cassant, porté par une idée de la France et prêt à beaucoup pour la faire prévaloir. Le récit suit sa trajectoire jusqu’à la fondation de la Cinquième République, puis jusqu’à mai 1968, où l’homme du recours semble soudain décalé, rattrapé par le temps. Cette dernière partie, moins glorieuse, donne au portrait sa profondeur : on y voit un dirigeant vieillissant douter.

Le dessin réaliste de Claude Plumail sert cette ambition. Son trait précis restitue les visages connus, les décors d’époque, les coulisses feutrées du pouvoir. La mise en couleurs sobre convient à ce récit d’archives et laisse toute leur force aux moments de tension diplomatique, souvent plus parlants que les scènes d’action.
À conseiller aux amateurs d’histoire du vingtième siècle et de biographies dessinées et à ceux qui veulent comprendre l’homme derrière la figure officielle, au-delà des discours et des commémorations.
Notre avis : 4,5/5




