Folies ordinaires

Album publié en 1991 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

D’après les recueils de nouvelles Contes de la folie ordinaire et Nouveaux contes de la folie ordinaire de Charles Bukowski publiés en 1983.

extrait bd Folies ordinaires

D’un côté, un écrivain brutal, provocateur, âpre, lucide, maudit…
De l’autre, un dessinateur baroque, violent, visionnaire, pervers…
Bukowski et Schultheiss regardent l’Amérique s’effondrer dans ses mythes. Fini Hollywood, Dallas, Play-Boy, les années Reagan et l’american way of life. Place aux taudis lépreux, aux banlieues sordides, aux destins alcoolisés de personnages quotidiens…
Bukowski forge une littérature intense et éruptive, rouge comme le vin le plus lourd et noire comme les tourments de l’âme. Huit de ses plus célèbres nouvelles passent à la B.D. sous le crayon enfiévré de Schultheiss .(Deux poivrots, la putain de 300 livres, du ring à l’abattoir, les tueurs, Henry Becket, ma mère gros-cul, New-York à 95 cents la journée, un job à la Nouvelle-Orléans).
En noir et blanc, un empire agonise et se meurt.

logo fnac

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Folies ordinaires »

Né le 27 juillet 1946 à Nuremberg et formé à l’École des Beaux-Arts de Hambourg, le dessinateur allemand Matthias Schultheiss, lauréat du prix Max et Moritz du meilleur auteur germanophone de bande dessinée en 1986, s’attaque ici aux nouvelles de Charles Bukowski, l’un des écrivains américains les plus radicaux du XXe siècle. Le résultat est à l’image de son modèle : sans concession.

L’album rassemble plusieurs nouvelles adaptées de l’œuvre de Bukowski, dont les titres donnent le ton : Deux poivrots, La putain de 300 livres, Du ring à l’abattoir, New York à 95 cents la journée. Ce sont des tranches de vie de l’Amérique d’en bas, celle des bars glauques, des hôtels bon marché, des petits boulots épuisants et de l’alcool omniprésent. Matthias Schultheiss ne cherche pas à adoucir les propos : il le prend tel quel, dans sa crudité et son humour noir, et la transpose en images avec une fidélité radicale à l’esprit de Bukowski.

extrait bd Folies ordinaires

Le dessin en noir et blanc de Matthias Schultheiss est la grande force de cet album. Son style hyperréaliste, précis jusqu’à l’inconfort, rend les personnages dans leur vérité physique la plus brute : les corps fatigués, les visages ravagés par l’alcool et la misère, les décors sordides des bas-fonds américains des années 1950. Ce noir et blanc dense et contrasté épouse parfaitement la noirceur baroque du propos, donnant à chaque nouvelle une atmosphère de roman policier social à la lisière du cauchemar.
Destiné à un public adulte averti, cet album constitue l’une des adaptations les plus fidèles et les plus honnêtes de l’univers bukowskien en bande dessinée.

Vous aimerez aussi