L’évasion – Lyon 1943

Albums publiés en 2021 aux éditions Jarjille.


Résumé éditeur

couverture bd L'Évasion - Lyon 1943

La silhouette de la prison de Montluc, à Lyon, est connue des Français depuis que Klaus Barbie y a symboliquement été enfermé au moment de son procès.
Sous l’Occupation, la Gestapo y détenait les résistants et les juifs avant leur exécution ou leur déportation.
Membre du réseau Groussard, André Devigny y fut emprisonné en avril 1943. Mais il s’était juré de s’évader.
Un récit inspiré de faits réels, suivi d’un cahier historique.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Évasion – Lyon 1943 »

Quand un professeur d’histoire autodidacte du dessin signe seul scénario, illustrations et couleurs d’une bande dessinée documentaire, le résultat pourrait n’être qu’un exercice appliqué. Avec L’Évasion – Lyon 1943, Mathieu Rebière réussit bien davantage : une œuvre sobre et tendue, portée par une rigueur rare.
Six ans de travail ont été nécessaires pour finaliser cet album, dont l’écriture avait démarré en 2015. Le sujet s’est imposé à lui lors d’une visite scolaire : c’est en découvrant la prison de Montluc, désormais reconvertie en mémorial, que Mathieu Rebière tombe sur l’histoire d’André Devigny. Il lit ses mémoires d’après-guerre, rencontre son fils, et construit un récit fourmillant de détails authentiques jusqu’aux 2,12 m² de la cellule et au lit de fer qui la meuble.

Au niveau du scénario, l’album dépasse la simple chronique de résistance. Le rôle ambigu du jeune Antoine Gimenez, qui accompagne André Devigny au dernier moment dans l’évasion, introduit une tension inattendue. La mécanique de l’évasion elle-même, André Devigny comprend comment démonter sa porte grâce aux techniques apprises auprès de son oncle menuisier, à l’aide d’une simple cuillère, confère au récit une ingéniosité concrète, loin du mythe héroïque.

extrait bd L'Évasion - Lyon 1943

Mathieu Rebière développe un trait classique et bien senti, au service d’une narration efficace plutôt que spectaculaire. Les couleurs, volontairement retenues, restituent l’atmosphère pesante de l’Occupation sans effets dramatiques forcés. Un dossier historique en fin d’album complète l’ensemble, ancrant l’œuvre dans la démarche documentaire.


Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

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