N.E.O. – 5 – L’Empire de la mort
Album publié en 2023 aux éditions Jungle.
Résumé éditeur
Adapté du roman L’Empire de la mort de Michel Bussi publié le 16 juin 2022.

L’alliance pourra-t-elle perdurer ?
Depuis le coup d’état de la Nuit de Fer, Mordélia a pris le pouvoir et organise l’ordre nouveau en régnant par la terreur.
Ogénor et les anciens ministres, mis aux fers, attendent de savoir quel triste sort elle leur réserve.
Zyzo, Alixe et leurs amis, dorénavant en fuite, ont quant à eux trouvé refuge dans les catacombes de Paris, où ils espèrent trouver le labo U.T.O.P.I.E. et découvrir les derniers secrets de Marie-Lune.
Mais les ados du Nouveau Monde n’ont pas dit leur dernier mot, et face à Mordélia, une dernière bataille se prépare…
Et si tout avait été savamment orchestré depuis le début ?
La bd « N.E.O. – 5 – L’Empire de la mort » disponible ici





L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « N.E.O. – 5 – L’Empire de la mort »
Depuis ses origines, la série N.É.O. porte la signature exigeante d’un éditeur, Jungle, qui a misé sur l’adaptation du premier roman young adult de Michel Bussi, auteur plus connu pour ses thrillers adultes.
Ce cinquième volet constitue un tournant dramatique dans la saga : après le coup d’État de la Nuit de Fer, la redoutable Mordélia règne par la terreur sur ce Paris post-apocalyptique, tandis que Zyzo, Alixe et leurs compagnons, réfugiés dans les catacombes, cherchent à percer les derniers secrets du laboratoire U.T.O.P.I.E.
Maxe L’Hermenier signe un scénario convaincant et entraînant, riche en révélations fracassantes sur les origines de l’apocalypse, tandis que la guerre entre Ogénor et Mordélia trouve sa tragique conclusion. La révélation des origines des enfants est amenée de façon spectaculaire, et des questions restent judicieusement en suspens, témoignant d’une maîtrise de la tension dramatique héritée du goût de Michel Bussi pour les retournements de situation. La profondeur psychologique de Mordélia, figure autoritaire crédible plutôt que simple antagoniste élève l’œuvre au-dessus du récit d’aventure ordinaire.

Graphiquement, Marcello De Martino, qui a succédé à Djet depuis le tome 3, fait montre d’un sens de la mise en scène saisissant : ses cadrages dynamiques et son trait d’inspiration manga s’avèrent convaincants. Les compositions parfois déstructurées restent totalement lisibles et offrent un chaos visuel qui correspond au choc de certains rebondissements. Les couleurs, subtiles et contrastées, renforcent l’atmosphère souterraine et oppressante de ce tome.
Les thématiques de l’amitié, des différences culturelles et de l’amour sans frontières demeurent au cœur de cette dystopie, donnant à une intrigue d’action une véritable résonance émotionnelle. Un album tendu, visuellement percutant, qui donne envie de dévorer la suite sans attendre