Millénium – Les hommes qui n’aimaient pas les femmes – Tome 1

Album publié en 2013 aux éditions Dupuis.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Stieg Larsson publié le 24 aout 2005.

couverture bd Millénium - Les hommes qui n'aimaient pas les femmes - Tome 1

Mis à l’écart du magazine Millenium, Mikael Blomkvist est engagé pour reprendre l’enquête sur l’héritière Vanger disparue 44 ans plus tôt.
Le journaliste accepte contre la promesse d’informations sur les cartels suédois. Son chemin croise alors celui de Lisbeth Salander.
Pirate informatique surdouée, experte en close-combat et totalement asociale, Lisbeth applique aux « hommes qui n’aiment pas les femmes » sa propre notion de la justice.
Dès la première page – une impressionnante plongée sur le désespoir de Henrik VangerHoms et Runberg nous embarquent à nouveau dans un thriller ancré dans la réalité suédoise que connaît parfaitement le scénariste pour y travailler une partie de l’année.
L’histoire est mise en scène de façon spectaculaire et invite à voir Millenium comme vous ne l’avez jamais lu.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Millénium – Les hommes qui n’aimaient pas les femmes – Tome 1 »

Premier volet d’une ambitieuse adaptation en bande dessinée, Millénium, Les Hommes qui n’aimaient pas les femmes porte à l’image le roman noir de Stieg Larsson, phénomène mondial de la littérature policière. Le scénario est signé Sylvain Runberg, qui connaît bien la Suède pour y vivre une partie de l’année, et le dessin José Homs.

Ce tome d’ouverture installe les pièces du puzzle. Mikael Blomkvist, journaliste du magazine Millénium fragilisé par une condamnation, est engagé par le vieil industriel Henrik Vanger pour élucider la disparition d’Harriet, une adolescente de sa famille évanouie d’une île isolée quarante-quatre ans plus tôt.
En parallèle surgit Lisbeth Salander, hackeuse surdouée au look punk, asociale et insaisissable, qui applique aux hommes violents sa propre justice. Sylvain Runberg tient l’équilibre entre la fidélité au récit et le resserrement qu’impose la bande dessinée, et campe d’emblée la vraie force de l’œuvre : la psychologie de cette héroïne cabossée, dont la révolte face aux violences faites aux femmes irrigue toute l’intrigue. Le titre, loin d’être un ornement, annonce la noirceur d’un livre qui plonge sans concession dans les secrets de famille et la brutalité ordinaire.

Le dessin de José Homs constitue l’atout majeur. Son trait moderne et précis, servi par des cadrages très cinématographiques et une colorisation qui module chaque ambiance, imprime un rythme haletant. L’atmosphère, moins glaciale que celle des romans, accentue paradoxalement l’impact des scènes de violence.

Cette adaptation soignée réussit son pari d’ouverture. On la recommandera aux amateurs de polars nordiques, aux lecteurs de Stieg Larsson curieux d’une relecture graphique et à ceux qui découvrent Lisbeth Salander.


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