Papier tue-mouches

Album publié en 2018 aux éditions La Table Ronde.


Résumé éditeur

Adapté de la nouvelle de Dashiell Hammett publié en aout 1929.

« J’ai choisi Papier tue-mouches à la fin de l’année 1975 parmi une liste de projets de livres qui m’avaient intéressés autrefois (…).
Ce qui me plaisait le plus avec Papier tue-mouches, c’est que tout y était un peu miteux, presque ordinaire. Les protagonistes ne sont ni très pauvres, ni très riches, les détectives ne sont pas des surhommes, et du côté des criminels, il n’y a rien d’extravagant non plus. Ça m’intéressait de savoir s’il était possible de raconter l’histoire sur environ 60 à 90 pages en utilisant à chaque fois des dessins en pleine page ou des dessins répartis sur une double page, en ajoutant le moins de texte possible sous les images… Presque sept ans plus tard, voilà où j’en étais : les quelques 60 à 90 pages initialement prévues étaient devenues un livre de 288 pages.
 » Hans Hillmann.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Papier tue-mouches »

Célèbre pour ses affiches de films en Allemagne, Hans Hillmann entreprend au milieu des années 1970 un projet singulier, mettre en images une nouvelle de Dashiell Hammett. Ce qui devait tenir en soixante à quatre-vingt-dix planches en réclamera plus de deux cents, achevées après sept années de travail. Le récit, un classique du roman noir, suit un détective lancé sur la trace d’une jeune fille de bonne famille éprise de voyous, dans un monde volontairement miteux où ni les criminels ni les enquêteurs n’ont rien d’extraordinaire.

Le parti pris graphique fait toute la singularité du livre. Hans Hillmann adopte une maquette d’une rigueur absolue, une page ou une double page pour une seule image en noir et blanc, avec le minimum de texte sous les cases. Cette économie, qui rapproche l’objet du cinéma muet autant que du roman-photo, oblige le lecteur à ralentir et à scruter chaque planche comme un enquêteur passant une scène de crime au crible.
La narration passe par les détails, une ombre, un reflet, un objet laissé au second plan, et la lenteur imposée devient le vrai sujet de l’expérience. Art Spiegelman, dans sa préface, souligne combien cet ouvrage antérieur à la notion même de roman graphique en anticipe les ambitions.

extrait bd Papier tue-mouches

Le noir et blanc de Hans Hillmann, fourmillant de matière et de contrastes, tient du fusain autant que de la gravure, et confère à chaque image une densité de tableau.

L’ouvrage s’adresse aux amateurs de roman noir et de bande dessinée expérimentale.

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