La Mythologie en BD – Gilgamesh
Album publié aux éditions Casterman en 2026.
Résumé éditeur
Adapté de l’œuvre L’Épopée de Gilgamesh écrite vers 2100 avant JC par des auteurs anonymes.

La grande épopée mésopotamienne, première œuvre littéraire de l’humanité, toujours au programme de 6ᵉ !
Le puissant demi-dieu Gilgamesh règne sur la cité d’Ourouk. Par son orgueil, il s’attire la colère des dieux qui créent un adversaire à sa mesure : le géant Enkidou.
Mais les deux colosses deviennent amis et mènent ensemble de grandes aventures… jusqu’au jour où les dieux, toujours en colère, mettent fin à la vie d’Enkidou.
La mort de son ami désespère Gilgamesh. Il voudrait tant être immortel !
Il entreprend alors une longue quête, dont il reviendra tout aussi mortel, mais infiniment plus sage…
Cette épopée tumultueuse, émouvante et philosophique est si riche qu’elle n’a pas été oubliée, depuis quatre millénaires.
La bd « La Mythologie en BD – Gilgamesh » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Mythologie en BD – Gilgamesh »
Faire découvrir aux enfants la plus ancienne épopée connue de l’humanité, née en Mésopotamie il y a quatre millénaires : tel est le pari de « Gilgamesh », que l’historienne Viviane Koenig adapte au texte et que Sarah Loulendo met en images, dans une collection qui place la mythologie à hauteur de jeunes lecteurs. Cet album est une réédition de l’album paru en 2019.
Viviane Koenig, dont la formation d’historienne se sent dans la précision des repères, resserre le récit autour de ce qui en fait la modernité : l’orgueil d’un roi tout-puissant, l’amitié qui naît entre Gilgamesh et Enkidou, deux êtres d’abord conçus pour s’affronter, puis le deuil qui bouleverse le héros. C’est cette perte qui donne à l’album sa gravité : refusant d’édulcorer la mort, Viviane Koenig fait de la quête d’immortalité non pas une aventure triomphale, mais un apprentissage de la condition humaine. Gilgamesh en revient mortel, et plus sage, leçon rare dans une lecture destinée aux plus jeunes.

Le travail de Sarah Loulendo porte cette ambition. C’est un style résolument graphique, où les aplats de couleurs vives et les formes stylisées donnent au monde antique une allure à la fois décorative et lisible. Cette approche ornementale séduit l’œil enfantin tout en suggérant la puissance des cités et des divinités mésopotamiennes. Les encarts documentaires glissés en marge du récit le prolongent utilement sans l’alourdir.
Quatre mille ans après les scribes de Mésopotamie, Viviane Koenig et Sarah Loulendo prouvent que la plus vieille histoire du monde a encore quelque chose à apprendre à un enfant d’aujourd’hui.




