A quatre mains – Tome 2
Album publié en 2007 aux éditions Emmanuel Proust.
Résumé éditeur
D’après l’œuvre de Paco Ignacio Taibo II publiée en novembre 1992 en France.

Que prépare la CIA avec » Blanche-Neige » ?
1989… Alex et la CIA s’associent au trafiquant de drogue, Roland Limas, la légende noire e la frontière.
Le but de cette opération spéciale : discréditer le vice-ministre de l’intérieur nicaraguayen.
Pendant ce temps, les reporters Gred et Julio foncent au Mexique où un nouveau scoop les attend : le roman de Trotsky.
1939… Trotsky vient d’échapper à plusieurs attentats staliniens et écrit un roman policier pour se détendre.
Mais à Mexico, Greg et Julio tombent sur Armando : cet espion parcourt le continent sud américain comme une ombre…
Personne ne sait pour qui il travaille : CIA ? Cuba ? KGB ?
Dans cette fresque monumentale, le » destin des hommes ordinaires croise celui des personnages historiques, soit un immense puzzle des manipulations humaines pour les deux journalistes, Greg et Julio, qui tentent de nous éclairer sur les dossiers noirs de l’Amérique latine.
La bd « A quatre mains – Tome 2 » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « A quatre mains – Tome 2 »
Comment refermer un puzzle dont les pièces s’éparpillent sur près d’un siècle ? C’est le défi de ce deuxième et dernier tome d’À quatre mains, adaptation du roman de Paco Ignacio Taibo II menée par le dessinateur Améziane, qui signe le dessin et la couleur et cosigne le scénario avec le romancier lui-même.
Le récit poursuit son entrelacs vertigineux : en 1989, le cynique Alex et sa cellule clandestine de la CIA s’allient à un trafiquant de drogue pour discréditer un ministre nicaraguayen, tandis qu’en 1939 Trotsky, échappé des tueurs de Staline, s’offre le luxe d’écrire un roman policier. Entre les deux, les journalistes Greg et Julio courent après le scoop.
Améziane assume l’héritage du roman, cette construction éclatée où le destin des anonymes croise celui des figures historiques. Le procédé, hérité du roman noir, tisse un immense tableau des manipulations politiques du vingtième siècle, des révolutions trahies aux coups tordus de la guerre froide. On y croise Staline en ombre menaçante, un espion nommé Armando dont nul ne sait pour qui il roule, et toujours cette idée que l’Histoire s’écrit dans les officines autant que sur les barricades. Le lecteur doit accepter de se perdre un peu, car le sens ne se livre qu’une fois la dernière page tournée.

Le dessin d’Améziane varie les registres selon les époques, jouant des noirs et des cadrages pour distinguer les strates temporelles. Son trait nerveux, nourri de culture pop et de cinéma, épouse le rythme haché du récit et lui donne une énergie de thriller graphique.
En refermant ce puzzle où Trotsky, la CIA et Pancho Villa se répondent, Améziane fait de l’Histoire du XXe siècle une gigantesque partie de manipulations




