Les Croquignard – Bandits fantômes dans les Alpes
Album publié en 2008 aux éditions Du Fournel.
Résumé éditeur

1917- Pour les troupes alliées, c’est la plus terrible année de la première guerre mondiale.
Des déserteurs italiens se réfugient en France. Ils évolueront du petit larcin au crime sordide.
Montagnards chevronnés et rusés. ils frappent sans relâche de part et d’autre de la frontière franco-italienne.
Leurs têtes mises à prix et condamnés à la peine capitale, les Croquignard échapperont longtemps aux poursuites. Voici leur épopée basée sur des faits authentiques.
La bd « Les Croquignard – Bandits fantômes dans les Alpes » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Croquignard – Bandits fantômes dans les Alpes »
Certaines histoires vraies attendent longtemps qu’on les tire de l’oubli. Celle des Croquignard, bandits qui écumèrent les Alpes pendant la Grande Guerre, en fait partie, et c’est le mérite de cet album que de la ressusciter.
Dessiné et scénarisé par Quebeuls, avec la collaboration de Corinne Leduey pour les textes et la recherche historique, ce premier tome remonte à 1917. Tandis que la guerre broie les hommes sur le front, des déserteurs italiens se réfugient dans les montagnes et glissent peu à peu du petit larcin au crime, frappant de part et d’autre de la frontière franco-italienne avant que leurs têtes ne soient mises à prix.
Le récit tire sa valeur de son ancrage local et documentaire. Quebeuls et Corinne Leduey ne cherchent pas le romanesque : ils s’attachent à restituer une époque, celle de la vie rurale alpine, des gendarmes et des hors-la-loi, à partir de faits authentiques longtemps restés dans l’ombre. Cet effort de reconstitution donne au livre une saveur de chronique régionale, où la montagne n’est pas un décor mais un personnage, refuge et piège à la fois pour ces fugitifs traqués.

Le dessin de Quebeuls, en deux tons, assume une simplicité de facture qui va bien avec ce récit ancré dans le terroir alpin. Son trait s’attache aux paysages des Hautes-Alpes et aux visages burinés d’une population montagnarde, avec un souci du détail probablement hérité de sa passion pour la région. La bichromie installe une teinte d’époque, entre la carte postale ancienne et le fait divers d’antan.
En exhumant l’histoire vraie des bandits fantômes, Quebeuls et Corinne Leduey rendent à la montagne alpine une épopée que la grande Histoire avait laissée dans l’ombre. C’est la petite histoire dans la grande Histoire : la vie dans les Alpes pendant la première guerre mondiale.
Une épopée montagnarde qui mérite de sortir de sa confidentialité.





