100 Blagues Bigoudènes et Léonardes
Album publié en 2021 aux éditions Ouest-France.
Résumé éditeur

Même si Bigoudens et Léonards diffèrent sur de nombreux points : leur accent, leur costume, le temps de cuisson des bigorneaux… ils ont un même centre d’intérêt : l’argent.
La question est de savoir qui du Bigouden, qui rime avec radin, et du Léonard, qui rime avec avare, a l’avantage à ce petit concours.
Clichés ou réalité ?
Un pretexte pour se moquer gentiment les uns des autres à travers 100 blagues et histoires cocasses.
La bd « 100 Blagues Bigoudènes et Léonardes » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « 100 Blagues Bigoudènes et Léonardes »
Denez Prigent, figure majeure du chant breton, quitte un instant le répertoire traditionnel pour un registre plus léger avec ce recueil illustré par Joël Auvin, dit Nono, où cent blagues (et une offerte en prime) mettent aux prises Bigoudens et Léonards, ces deux peuples du Finistère que sépare, dit-on, tout sauf le goût de l’argent.
Le sel du livre tient à son moteur unique : presque chaque histoire décline le même travers, la pingrerie, et l’oppose à la rivalité de clocher entre le sud bigouden et le nord léonard. Denez Prigent joue la variation plutôt que l’accumulation, glissant de la devinette rapide à l’anecdote plus construite. La moquerie vise les deux camps à parts égales, et cette réciprocité désamorce toute méchanceté : on rit d’un cliché que les intéressés revendiquent eux-mêmes.
L’humour reste franchement local. Les traits sur le costume, l’accent ou le temps de cuisson des bigorneaux supposent une familiarité minimale avec la Bretagne finistérienne, ce qui restreint le cercle des rieurs mais récompense ceux qui connaissent le terrain.

Le trait de Joël Auvin, rompu au dessin de presse dans les colonnes du Télégramme, apporte la vivacité de la caricature. On reconnaît la manière d’un croqueur d’actualité habitué à camper un type en quelques lignes. Le petit format carré convient à cette lecture par piques.
Une moquerie bon enfant, où le trait de presse de Joël Auvin épouse la verve de Denez Prigent pour croquer deux Finistère aussi économes que fiers de l’être.




