Le Voyage du Commodore Anson
Album publié en 2021 aux éditions Futuropolis.
Résumé éditeur
Adapté du livre Voyage autour du monde de Richard Walter publié en 1748.

« En 1740, en pleine guerre entre l’Angleterre et l’Espagne, le commodore Anson, à la tête d’une escadre de huit navires et de 2000 hommes, part autour du monde pour imposer la suprématie maritime du Royaume-Uni à la demande du roi George II.
Il ignore alors qu’il part pour un périple de 4 ans…
Un grand récit historique au souffle épique, magnifiquement raconté et mis en image par les auteurs de Martha Jane Cannary, d’après le récit de Richard Walter, chapelain de l’expédition, paru dès 1748. »
En 1740, le Commodore Anson se voit confier une escadre de 8 navires par le Roi d’Angleterre, George II.
Alors que son pays est en guerre contre l’Espagne, il doit aller harceler les colonies espagnoles du Chili et du Pérou, riches en or et en argent, puis capturer le Galion Royal en provenance de Manille dont les cales sont remplies des trésors produits en Asie.
Une mission qui l’obligera à faire le tour du monde, en passant par le cap Horn et le cap de Bonne espérance.
Anson sait, avant même de partir, que cette mission est non seulement dangereuse mais aussi, par certains côtés, complètement irréaliste. Mais avec cette nomination, il se sent porté par le souffle de l’histoire.
Hélas, la mission prend, avant même de commencer, six mois de retard : impossible de trouver les 500 soldats valides qui doivent se joindre à l’expédition, la guerre faisant rage.
Il faut rappeler les réservistes, les pensionnés ou même, les blessés, quitte à les embarquer sur des brancards…
Six mois qui leur feront passer le Cap Horn au plus fort de l’hiver…
Un combat contre la montre commence alors…
La bd « Le Voyage du Commodore Anson » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Voyage du Commodore Anson »
Christian Perrissin et Matthieu Blanchin s’emparent d’une expédition oubliée de la Royal Navy. En 1740, le commodore George Anson quitte l’Angleterre avec huit navires et près de deux mille hommes. Sa mission : harceler les possessions espagnoles d’Amérique du Sud, puis s’emparer du galion qui transporte vers l’Espagne les trésors venus d’Asie. Le périple durera quatre ans et tournera au calvaire.
Christian Perrissin s’appuie sur le témoignage de Richard Walter, aumônier embarqué, qui publia son récit en 1748. De cette source, l’album garde le grain du document vécu. On avance escale après escale, tempête après tempête, en épousant le regard d’hommes qui ignorent où les mène leur obstination. Le franchissement du cap Horn, les avaries, la maladie qui vide les ponts : le livre ne masque rien du prix payé par l’équipage. Ce qui frappe, c’est l’acharnement d’une poignée de survivants à tenir bon.

Le dessin de Matthieu Blanchin déroute d’abord. Le trait paraît jeté, presque esquissé. Ce choix donne à l’ensemble l’allure d’un carnet de bord griffonné dans l’urgence, entre deux quarts. La couleur reste sobre et laisse respirer la ligne. On lit ces deux cent soixante-douze pages comme on tournerait celles d’un journal retrouvé.
En suivant l’expédition escale après escale, l’album fait de l’endurance de l’équipage, plus que du butin, le véritable enjeu du voyage. À conseiller aux amateurs de grand récit d’aventure historique et de littérature maritime.




