Les Décastés d’Orion – Première partie
Album publié en 2017 aux éditions Les Humanoïdes Associés.
Résumé éditeur
Adapté du roman La Croix des décastés de Julia Verlanger publié en février 1977.

Sur une petite planète de la constellation d’Orion, les hommes ont oublié qu’ils sont venus jadis de la Terre.
Ils ont développé une civilisation de castes au code impitoyable et rigide. Décastés et vendus comme des esclaves, Kolhen le guerrier et Tryana la chasseresse vont devenir des fugitifs et des parias.
Jusqu’à ce qu’une rencontre avec des êtres venus des étoiles ne bouleverse à nouveau leur vie…
Ce récit est librement adapté du roman de Julia Verlanger, La Croix des décastés.
La bd « Les Décastés d’Orion – Tome 1 – Première partie » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Décastés d’Orion – Tome 1 – Première partie »
Éric Corbeyran adapte un roman de Julia Verlanger, avec Jorge Miguel au dessin et à la couleur. Sur une planète de la constellation d’Orion, les descendants de colons terriens ont oublié d’où ils venaient et vivent sous un régime de castes rigide. Kolhen, guerrier, tombe dans un piège tendu par les officiants : accusé d’avoir abusé d’une prêtresse, il est décasté, marqué au fer et vendu comme esclave. Il s’évade avec Tryanna, une chasseresse condamnée pour avoir vu ce qu’il ne fallait pas voir.
Le premier mérite de cette BD est de sortir l’autrice Julia Verlanger de l’oubli. Le second tient au point de vue. Tout ce que le lecteur identifie aussitôt comme de la technologie, un véhicule qui vole, une arme qui aveugle, Kolhen le prend pour de la magie, et Éric Corbeyran maintient ce décalage sans jamais l’expliquer par-dessus l’épaule de son personnage. Le récit avance vite, sans temps mort, quitte à laisser dans l’ombre le fonctionnement du système de castes, que la conclusion du diptyque devra reprendre. La manœuvre des officiants pour éliminer un à un les meilleurs guerriers donne au récit d’aventure une charpente politique.

Jorge Miguel travaille dans un réalisme souple et assure lui-même ses couleurs, ce qui donne à l’ensemble une unité de ton. Les architectures et les costumes tiennent d’un Moyen Âge imaginaire où viennent s’inscrire des objets impossibles, et ce mélange fait une bonne part du plaisir de lecture.
Une aventure menée au galop, qui remet en circulation le nom de Julia Verlanger, ce qui n’est pas son moindre mérite. À conseiller aux amateurs de science-fiction d’aventure, aux adolescents à partir de treize ans.
Notre avis : 4/5





