Deux généraux
Album publié en 2012 aux éditions La Pastèque.
Résumé éditeur
Scott Chantler retrace le parcours de son grand-père, officier canadien, de l’entraînement en Angleterre au débarquement de Normandie.

En mars 1943, le grand-père de l’auteur et son meilleur ami, tous deux officiers du Highland Light Infantry, sont envoyé outre-mer avec leur régiment.
Quelques mois plus tard, ils prendront part à l’une des opérations militaires les plus marquantes de la Seconde Guerre mondiale : l’invasion de la Normandie par les Alliés.
Méticuleusement documenté et magnifiquement illustré, Deux généraux est un récit poignant et une touchante histoire d’amitié.
Une histoire brutale, mais convaincante, qui illustre avec les horreurs de la guerre la bravoure de ceux qui ont combattu et nous rappelle le respect que nous leur devons.
Scott Chantler rend hommage à son grand-père mais aussi à tous ces hommes ordinaires pris dans des circonstances extraordinaires.
Publié en anglais en 2010 et chaudement accueilli par la critique, Two generals a été sélectionné pour les prestigieux prix Eisner et Joe Shuster.
La bd « Deux généraux » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Deux généraux »
Scott Chantler écrit et dessine Deux généraux, album traduit de l’anglais par Sophie Chisogne. Le point de départ est familial : Reginald Law Chantler, grand-père de Scott Chantler, et son meilleur ami Jack Chrysler, tous deux officiers du Highland Light Infantry, quittent l’Amérique en 1943 pour s’entraîner en Angleterre avant de rejoindre la Normandie. La BD s’attache à deux hommes ordinaires plutôt qu’aux états-majors, et ramène la guerre à la mesure d’un régiment.
Le récit avance par allers-retours entre la vie d’entraînement et les combats, ce qui laisse le temps de poser les amitiés avant que la violence n’arrive. La prise du village de Buron, nécessaire pour dégager la route de Caen, occupe une part importante des pages. Le texte est abondant et souvent explicatif sur l’organisation de l’armée canadienne, si bien que le lecteur qui attend surtout un drame intime devra accepter ce rythme documentaire. Cette précision historique donne à la BD sa tenue, et elle répond à la volonté de Scott Chantler de rester fidèle au souvenir familial.
Le dessin fait le reste. Scott Chantler adopte un trait sobre et une mise en page en gaufrier de neuf cases par planche, structure qui soutient un récit déjà dense. La palette se limite aux bruns et aux rouges, teintes que réserve la couleur aux moments marquants de l’histoire. Le trait évoque celui d’Hergé. Ce choix donne aux scènes de bataille une gravité sans ostentation. La bande dessinée s’adresse aux adolescents à partir du lycée et aux adultes curieux de la Seconde Guerre mondiale et du rôle du Canada dans le conflit, public qui y trouvera de quoi suivre un régiment de bout en bout.




