A Game of Thrones – Le Trône de Fer – Volume 2

Album publié en 2013 aux éditions Dargaud.


Résumé éditeur

Adapté du roman de George R. R. Martin publié le 1 août 1996.

couverture bd A game of thrones - le trône de fer - Volume 2

Avec ce 2ème tome, Le Trône de fer, George R. R. Martin poursuit son adaptation en BD de A Game of Thrones, le plus grand succès de la fantasy depuis ces quinze dernières années !
A Game of Thrones se déroule sur le continent de Westeros, dans un monde médiéval où la magie et les créatures légendaires auraient disparu.
Trois familles, les Baratheon, les Stark et les Targaryen s’engagent dans une lutte sans merci pour le trône.
Pendant ce temps, dans la province du Nord, des signes annoncent l’arrivée de l’hiver tant redouté. Pire, il semble que des monstres oubliés ressurgissent…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « A game of thrones : le trône de fer. Volume 2 »

Le premier volume avait la charge d’installer un monde et une trentaine de personnages. Celui-ci peut enfin les faire agir, et le récit y gagne aussitôt. Daniel Abraham poursuit son adaptation du roman de George R. R. Martin avec la même règle, suivre le texte de près, sans réécrire ce qui fonctionne.

Deux mouvements se répondent. Au nord, Jon Snow apprend ce que vaut un bâtard parmi des hommes que la Garde de Nuit est allée chercher dans les prisons du royaume. Au sud, Eddard Stark découvre que gouverner à Port-Réal consiste surtout à choisir à qui mentir. Un échange avec Petyr Baelish le dit sans détour : se méfier de lui est la chose la plus intelligente que le nouveau Main du roi ait faite depuis son arrivée. Daniel Abraham tient ce ton, celui d’une cour où l’ironie remplace la franchise, et il le fait passer par les dialogues. L’adaptation devient alors plus ambitieuse qu’il n’y paraît : le roman raconte des pensées, l’album doit montrer des visages qui mentent.

extrait bd A game of thrones - le trône de fer - Volume 2

Tommy Patterson change de registre en même temps que le récit. Après la neige et les grands espaces du premier volume, il lui faut tenir des scènes d’intérieur, des couloirs, des salles de conseil, où tout se joue sur les regards et les postures. Son trait précis, un peu appliqué, s’y prête, et la couleur maintient une séparation nette entre le Mur et la capitale.

Débarrassé du travail de présentation, ce deuxième volume avance enfin au rythme du roman, et la cour de Port-Réal y gagne une méchanceté très lisible. À conseiller aux lecteurs que le premier volume avait laissés sur leur faim : celui-ci arrête de présenter son monde et commence à le faire fonctionner.


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