Berezina
Album publié en 2021 aux éditions Casterman.
Résumé éditeur
Adapté du livre de Sylvain Tesson publié le 22 janvier 2015.

Deux siècles après la retraite de Russie, Sylvain Tesson refait la route de l’armée napoléonienne déchue… en side-car et en plein hiver.
Ils sont cinq : trois Français et deux Russes. Unis par l’amitié et par un grand défi, ils décident de commémorer à leur façon le bicentenaire de la retraite de Russie : en suivant le chemin emprunté par les troupes françaises en pleine débâcle.
Partis de Moscou, Sylvain Tesson et ses amis traversent l’immense Russie, la Biélorussie, la Pologne et l’Allemagne, faisant route vers Paris au guidon de leurs Oural, ces side-cars russes réputés indestructibles.
En chemin, ils franchissent le fleuve Berezina, devenu au fil du temps un nom commun pour désigner les échecs les plus cuisants…
Porté par la langue et l’esprit d’aventure de Sylvain Tesson, le plus fameux des écrivains voyageurs contemporains, ce récit au long cours est de nouveau dessiné par Virgile Dureuil (déjà auteur en 2019 de Dans les forêts de Sibérie en bande dessinée).
À travers les multiples allers-retours entre le XIXe et le XXIe siècle, un incroyable épisode de l’histoire française est ici revisité.
La bd « Berezina » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Berezina »
Adapté par Virgile Dureuil d’après le récit de Sylvain Tesson, Berezina transpose en bande dessinée une aventure hors du commun : cinq voyageurs qui refont, en 2012, le trajet de la Grande Armée napoléonienne deux cents ans plus tard, à bord de side-cars « Ural ».
Le choix de Virgile Dureuil fonctionne remarquablement bien : il alterne entre les scènes de 1812 et le voyage contemporain. Les planches juxtaposent l’horreur glacée de la retraite et le road-trip moderne, créant une dialogue forcément troublant entre hier et aujourd’hui. Les flashbacks historiques restituent le calvaire réel des grognards : 450 000 soldats qui ne reviendront qu’au nombre de 200 000.

Graphiquement, Virgile Dureuil a fait le choix intelligent de réduire le texte pour que l’image respire. Ses paysages des steppes russes aux villes modernes sonnent justes, et son trait capture vraiment le mouvement et l’urgence.
Le vrai reproche qu’on peut faire, c’est que 136 pages, c’est un peu juste pour raconter deux histoires à la fois. L’épopée napoléonienne gagne en densité tandis que le volet contemporain reste un peu en arrière-plan. Malgré ce petit bémol, Berezina mérite vraiment qu’on s’y arrête. C’est un beau voyage graphique dans les steppes russes.




