Charles de Gaulle, la France martyrisée
Album publié en 2026 aux éditions Bamboo.
Résumé éditeur

En mars 1916, sur le champ de bataille de Verdun, le jeune capitaine Charles de Gaulle est fait prisonnier.
Interné dans plusieurs forteresses allemandes, il tente à cinq reprises de s’évader. Loin de briser sa détermination, la captivité forge son caractère : il observe, analyse et tire les leçons d’une guerre industrielle dont il pressent déjà les évolutions.
En 1939, la France entre de nouveau en guerre. De Gaulle n’est encore qu’un colonel isolé dans ses convictions. Tandis qu’il défend une stratégie offensive fondée sur la concentration des blindés, l’état-major reste figé dans les certitudes du passé.
Au printemps 1940, lorsque les forces allemandes déferlent sur le territoire, il refuse l’armistice et choisit de poursuivre le combat pour sauver l’honneur de la France.
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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Charles de Gaulle, la France martyrisée »
Premier volet d’une biographie dessinée en deux temps, cet album réunit la première partie du portrait que l’historien Jean-Yves Le Naour consacre à Charles de Gaulle, servi au dessin par Claude Plumail. Le titre reprend la formule célèbre du discours de la Libération, annonçant un diptyque dont ce tome couvre les années de formation, de la captivité de 1916 au refus de l’armistice en 1940.
L’intérêt du récit tient à son parti pris, montrer l’homme avant la légende. Jean-Yves Le Naour s’attache au jeune capitaine fait prisonnier à Verdun, dont les cinq tentatives d’évasion et les longues années d’internement forgent le caractère et aiguisent la réflexion militaire. Loin de toute idéalisation, l’album le présente aussi comme un officier plein d’assurance et d’illusions, puis comme un colonel isolé, prêchant en vain pour une stratégie offensive fondée sur les blindés face à un état-major figé. Cette insistance sur la solitude et l’obstination éclaire d’un jour concret la décision de 1940, moins comme un geste providentiel que comme l’aboutissement d’une conviction longuement mûrie.

Formé à l’histoire, Jean-Yves Le Naour garantit la rigueur documentaire du propos, prolongée par un dossier réalisé avec la Fondation Charles de Gaulle. Au dessin, Claude Plumail adopte un trait réaliste et lisible, attentif à la reconstitution des uniformes, des forteresses et des champs de bataille, que les couleurs d’Albertine Ralenti nuancent selon les atmosphères, de la boue de Verdun aux ors feutrés des états-majors.
L’album s’adresse aux amateurs de bande dessinée historique et aux curieux d’histoire du vingtième siècle. Jean-Yves Le Naour et Claude Plumail signent une biographie exigeante et incarnée, qui restitue la genèse d’un destin sans céder à la statue.




