Coronado

couverture bd Coronado

Album publié en 2009 aux éditions Casterman.


Résumé éditeur

Adapté du recueil de livres (la pièce de théâtre Coronado et cinq nouvelles dont Avant Gwen) de Dennis Lehane publié en août 2006.

couverture bd Coronado

Aujourd’hui je sors de prison et mon père vient me chercher dans une Buick Skylark volée, avec de la coke dans la boîte à gants et une pute prénommée Mandy sur la banquette arrière.
Mon père n’avait pas changé : je me doutais bien qu’il y avait une raison pour qu’il se montre soudain si attentionné…
Une raison qui remontait à avant mon séjour à l’ombre…

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Coronado »

Après le Shutter Island de Christian de Metter, c’est au tour de Jacques de Loustal de s’accaparer une autre œuvre de Dennis Lehane. Le titre reprend celui d’un recueil de nouvelles, mais l’album se concentre sur l’une d’elles, Avant Gwen.
Un homme sort de prison. Son père vient le chercher au volant d’une voiture volée, de la cocaïne dans la boîte à gants et une jeune femme sur la banquette arrière. Entre eux, de vieux comptes et un magot de pierres précieuses que le fils a caché des années plus tôt, sans se rappeler où.

Jacques de Loustal tire de cette nouvelle un huis clos tendu. Le récit avance en désordre, par bribes, et cette construction éclatée épouse les trous de mémoire du personnage. On reconnaît, chez Dennis Lehane, les thèmes de toujours : la culpabilité, le remords, la loyauté trahie, le poids d’un père toxique. La voix intérieure guide la lecture et laisse monter, page après page, une menace sourde entre ces deux hommes qui n’ont jamais su se parler.

extrait bd Coronado

Le trait de Jacques de Loustal tranche avec la noirceur habituelle du genre. Ses couleurs franches, presque solaires, plaquent une lumière crue sur cette histoire trouble, et ce décalage crée un malaise particulier. Chaque planche, découpée en larges cases, ressemble à un tableau qu’on prendrait le temps de regarder. Le dessin ne cherche pas le réalisme mais l’atmosphère, celle d’une Amérique des motels et des routes sans fin.

En plaquant ses couleurs solaires sur un récit trouble, Jacques de Loustal crée un contraste qui rend cette histoire de père et de fils encore plus dérangeante. À conseiller aux amateurs de roman noir américain, aux lecteurs de Dennis Lehane.

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