Dortmunder – Bank Shot

Album publié en 2026 aux éditions Dupuis.


Résumé éditeur

D’après le roman « Bank Shot » (deuxième volet des aventures de John Dortmunder) de Donald E. Westlake publié en avril 1972.

Une bande de braqueurs tente de s’emparer d’un mobile home bourré d’argent dans cette réjouissante aventure imaginée par « l’homme le plus drôle du monde », selon le célèbre Washington Post.

John Dortmunder, l’alter ego malchanceux de Parker, prépare son prochain gros coup : le vol d’une banque de Main Street qui a temporairement déménagé dans un mobile home.

Pour s’emparer du magot, Dortmunder n’a qu’à neutraliser les agents de sécurité, à mettre sur roues la « banque » mobile et à s’enfuir. Tout ça serait simple si notre héros n’avait pas la poisse…

Tout le charme des années 1970 et l’humour de Westlake restitués par un graphisme rétro et des couleurs pop. Un classique du polar intemporel créé par Donald Westlake, alias Richard Stark, et adapté avec brio par Jesús Iglesias et Doug Headline.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Dortmunder – Bank Shot »

Il y a de la logistique dans le crime, et c’est de la logistique que naît le rire. Adapté du roman de Donald Westlake par Doug Headline au scénario et Jesús Alonso Iglesias au dessin, avec les couleurs d’Isabelle Merlet, ce premier album de la série suit John Dortmunder, cambrioleur méthodique et poissard, lancé sur un coup présenté comme imparable : une banque en travaux a transféré ses fonds dans un mobil-home. Il suffirait donc de voler le bâtiment lui-même, roues comprises.

L’idée de départ tient de l’absurde, et Doug Headline en tire un mécanisme comique implacable. Le récit repose sur l’écart entre la précision maniaque des préparatifs et la fatalité qui s’acharne sur Dortmunder. Chaque étape du plan est pensée, chiffrée, répétée, et chaque étape trouve le moyen de dérailler. Ce personnage de perdant appliqué, second couteau sans ambition démesurée, échappe à la caricature du gangster : il travaille, il calcule, il subit. Autour de lui, la petite bande (Kelp, le neveu Victor ex-agent du FBI) fournit une galerie de silhouettes savoureuses sans jamais voler la vedette au héros.

extrait bd Dortmunder - Bank Shot

Le dessin de Jesús Alonso Iglesias fait beaucoup pour l’atmosphère. Son trait au pinceau, épais et souple, sculpte les visages et les carrosseries avec une rondeur héritée de l’illustration américaine des années 1970. Isabelle Merlet accompagne ce décor d’une palette d’ocres, d’oranges et de mauves qui installe une lumière de fin d’après-midi, celle des polars de cette époque. On croit sentir la chaleur du bitume et l’ennui des banlieues new-yorkaises.

Voilà un polar qui préfère le sourire à la gâchette, où le suspense tient moins au butin qu’à la question de savoir par où tout va s’effondrer. Le pinceau rond de Jesús Alonso Iglesias donne à ce braquage des allures de série B ensoleillée, où l’on attend moins le butin que le grain de sable.

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