En attendant Bojangles

Album publié en 2026 aux éditions Steinkis.


Résumé éditeur

Adapté du roman d’Olivier Bourdeaut publié le 7 janvier 2016.

Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur « Mr. Bojangles » de Nina Simone.
Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle.
Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant.
C’est elle qui a adopté Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement.
C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin.
Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « En attendant Bojangles »

Adapté du premier roman d’Olivier Bourdeaut, immense succès de librairie, En attendant Bojangles trouve en bande dessinée une nouvelle vie sous la plume d’Ingrid Chabbert et le pinceau de Carole Maurel, déjà réunies pour Écumes. L’album conserve la voix du récit d’origine : celle d’un enfant qui contemple, émerveillé, la fantaisie de ses parents.

Chez cette famille, la vie n’est qu’une fête perpétuelle. Le père et la mère se vouvoient, dansent sur le Mr. Bojangles de Nina Simone, hébergent une grue nommée Mademoiselle Superfétatoire et rebaptisent chaque jour les êtres et les choses. Ingrid Chabbert saisit avec justesse cette poésie du quotidien, portée par une mère extravagante qui donne le ton. Mais l’adaptation ne se dérobe pas à la part sombre du roman : cette exubérance dissimule une fragilité psychique grandissante, et la mère bascule peu à peu de l’euphorie vers la détresse. Le regard de l’enfant, tendre et naïf, rend l’inéluctable plus poignant encore, car il perçoit la fête sans en mesurer le péril. Père et fils s’efforcent de préserver l’illusion, jusqu’à ce que l’amour, aussi fou soit-il, se révèle impuissant.

Le travail de Carole Maurel épouse cette trajectoire par la couleur. Son trait clair et lisible laisse la palette porter l’émotion : les teintes vives et chaudes des heures heureuses cèdent la place à des tonalités plus froides à mesure que la mélancolie gagne. Ce baromètre chromatique traduit sans un mot le passage de la comédie à la tragédie.

L’ensemble compose une adaptation sensible et rythmée. On la recommandera aux lecteurs du roman d’Olivier Bourdeaut, aux amateurs de récits sur la marge et l’amour fou.

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