Hercule Poirot – Le meurtre de Roger Ackroyd
Album publié en 2026 aux éditions Paquet.
Résumé éditeur
D’après l’œuvre d’Agatha Christie publié le 19 juin 1926.

Qui l’eût cru ? Hercule Poirot a pris sa retraite et cultive des courges…
King’s Abbott abrite en effet le célèbre détective, mais personne n’est au courant, le limier belge s’étant installé en toute discrétion. Seul son ami Roger Ackroyd, le riche industriel, est dans la confidence.
Mais ce dernier a bien des soucis. Son beau-fils n’en fait qu’à sa tête, sa soeur lorgne sur l’héritage et madame Ferrars vient de mourir… Un suicide, semble-t-il…
Ou peut-être un meurtre…
Une enquête commence, qui va entrainer Poirot sur les traces d’un étonnant criminel !
La bd « Hercule Poirot – Le meurtre de Roger Ackroyd » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Hercule Poirot – Le meurtre de Roger Ackroyd »
Treizième volet d’une collection qui adapte méthodiquement les enquêtes du détective belge, cet album confie à Pascal Bresson le soin de transposer sans doute le plus audacieux des romans d’Agatha Christie, celui qui fit sa renommée mondiale en 1926. Alberto Taracido en signe le dessin et les couleurs. L’histoire se déroule à King’s Abbot, bourgade où Hercule Poirot s’est retiré pour cultiver ses courges dans un anonymat presque complet, jusqu’à ce que le riche industriel Roger Ackroyd soit assassiné dans son bureau.
Le défi de l’adaptation tient à la nature même du roman. Agatha Christie y confie la narration au docteur Sheppard, voisin et confident de Poirot, et détourne l’attention du lecteur avec une virtuosité restée légendaire. Pascal Bresson conserve cette voix narrative, et fait du village entier un personnage, avec sa mécanique de commérages où la sœur du docteur, Caroline, tient le rôle d’informatrice officieuse. Autour de Roger Ackroyd gravitent les figures classiques du soupçon, un beau-fils volage, une famille aux abois, une gouvernante trop discrète, chacun disposant d’un mobile.

Le dessin d’Alberto Taracido, réaliste et posé, sert cette atmosphère de campagne anglaise feutrée. Ses intérieurs bourgeois, ses lumières basses et sa palette sourde d’automne installent une respectabilité de façade sous laquelle couve le crime, tandis que les gros plans sur les visages entretiennent le doute quant aux non-dits de chacun.
L’album s’adresse aux amateurs de récits policiers classiques, aux fidèles de la collection et aux lecteurs curieux de voir comment la bande dessinée relève un tel défi. Pascal Bresson et Alberto Taracido signent une transposition élégante et fidèle.




