J’aurais pu devenir millionnaire, j’ai choisi d’être vagabond
Album publié en 2026 aux éditions Paulsen.
Résumé éditeur
Adapté du roman d’Alexis Jenni publié le 16 janvier 2020.

John Muir fut un écologiste révolutionnaire qui refusa une vie de labeur pour vivre en totale autonomie dans la nature. Clément Baloup a adapté en bande dessinée la biographie d’Alexis Jenni.
« C’est l’homme le plus libre que j’ai jamais rencontré », disait de lui Theodore Roosevelt.
Après plusieurs jours passés dans la forêt avec le président des États-Unis, John Muir parvient à convaincre ce dernier de l’importance de prendre des mesures pour protéger la nature sauvage.
Ainsi sont créés les premiers parcs nationaux, dont le célèbre Yosemite.
C’est le fil conducteur du scénario de Clément Baloup, qui nous mène à travers les grands chemins qu’emprunta ce pionnier de l’écologie aux allures de prophète.
Très tôt, ce génie autodidacte – inventeur de machines géniales dès l’adolescence, philosophe, brillant écrivain, mais aussi naturaliste, zoologue et glaciologue – a choisi de renoncer à la nouvelle société industrielle et industrieuse pour vivre en immersion et en autonomie dans la nature.
La bd « J’aurais pu devenir millionnaire, j’ai choisi d’être vagabond » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « J’aurais pu devenir millionnaire, j’ai choisi d’être vagabond »
Avec J’aurais pu devenir millionnaire, j’ai choisi d’être vagabond, Clément Baloup signe une biographie graphique sensible consacrée à John Muir, figure fondatrice du mouvement de préservation de la nature aux États-Unis. Adapté de l’ouvrage d’Alexis Jenni, l’album retrace le parcours d’un homme qui renonça aux promesses de réussite matérielle pour se consacrer à l’exploration et à la défense des espaces sauvages.
Clément Baloup adopte une narration chronologique limpide, qui met en lumière les choix décisifs de John Muir sans céder à l’hagiographie. L’album insiste sur la tension entre modernité industrielle et spiritualité naturaliste, thème central de l’œuvre. La rencontre avec Theodore Roosevelt, déterminante pour la protection de Yosemite National Park, illustre avec justesse l’influence concrète de John Muir sur la politique environnementale américaine. Au-delà du portrait historique, c’est la cohérence intime d’un homme guidé par une conviction profonde qui retient l’attention.

Graphiquement, le dessin souple et expressif de Clément Baloup, soutenu par des couleurs délicatement aquarellées, restitue la grandeur des paysages de la Sierra Nevada. Les panoramas respirent, les silences comptent, et l’espace devient un véritable acteur du récit. Cette approche visuelle accompagne la dimension contemplative du propos et renforce l’émotion sans emphase.

L’album séduit autant par la stature de l’homme qu’il met en lumière que par la maîtrise de la BD qui le raconte. En restituant la détermination, les doutes et l’exigence morale de John Muir, Clément Baloup compose le portrait nuancé d’un idéaliste concret, dont les choix continuent de résonner aujourd’hui.




