Jefferson fait de son mieux
Album publié en 2026 aux Editions Gallimard.
Résumé éditeur
Adapté du roman de Jean-Claude Mourlevat publié pour la première fois le 4 mars 2022.

Une histoire d’enquête, d’humour et d’amitié adaptée du roman à succès de Jean-Claude Mourlevat !
En ce radieux matin d’automne, le hérisson Jefferson décide d’aller chez son coiffeur se faire raffraîchir la houppette.
Comment pourrait-il imaginer, alors qu’il arrive plein d’entrain au salon «Défini-Tif», que sa vie est sur le point de basculer?
Accusé d’un meurtre qu’il n’a pas commis, le brave Jefferson, 72 cm de frousse et de courage, est jeté dans une aventure qui le mènera, pour le meilleur et pour le pire, au pays des êtres humains.
La bd « Jefferson fait de son mieux » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Jefferson fait de son mieux »
Deuxième aventure dessinée tirée de l’univers animalier de Jean-Claude Mourlevat, cet album adapte le roman où le hérisson Jefferson reprend du service. Le dessinateur Antoine Ronzon met en images une enquête qui débute lorsque Simone, la lapine mélancolique compagne d’une précédente expédition, disparaît sans laisser de traces. Inquiets, Jefferson et son ami Gilbert le cochon se lancent sur ses pas, transformant leur petit monde paisible en terrain d’investigation.
L’intérêt de cette adaptation tient à la manière dont elle conserve l’équilibre si particulier de Jean-Claude Mourlevat, entre le polar léger et la gravité feutrée. Sous les traits d’animaux attachants, le récit aborde des sujets qui dépassent le simple divertissement, à commencer par la détresse intérieure que traduit la fugue de Simone. L’amitié entre Jefferson et Gilbert, faite de maladresses et de fidélité, sert de fil conducteur à une intrigue où l’humour ne désamorce jamais l’émotion. Le titre lui-même résume cette morale discrète, celle d’un héros ordinaire qui, faute d’être un enquêteur chevronné, fait simplement de son mieux.

Formé à l’illustration jeunesse, Antoine Ronzon prête à ce bestiaire une réelle expressivité. Les postures et les regards de Jefferson disent tour à tour la frousse et le courage qui cohabitent chez le personnage, tandis que la douceur du trait et des couleurs installe un cocon rassurant que l’enquête vient troubler. Ce contraste entre la tendresse du dessin et la tension du polar soutient le climat du récit.
Jean-Claude Mourlevat et Antoine Ronzon signent une enquête douce-amère, où la légèreté apparente cache une vraie profondeur.




