L’amant de la Chine du Nord

Album publié en 2026 aux Editions Futuropolis.


Adapté du roman de Marguerite Duras publié pour la première fois le 13 juin 1991.

couverture bd L'amant de la Chine du Nord

L’Amant de la Chine du Nord est une version revue et corrigée de L’Amant (prix Goncourt 1984, vendus à 2,4 millions d’exemplaires), écrit 7 ans après par Marguerite Duras après avoir appris la mort de son amant chinois.
Futuropolis propose une édition anniversaire illustrée par Philippe Dupuy de ce livre phare de l’autrice, avec des illustrations sobres qui mélangent dessin, photographie et extrait de textes qui viennent en contrepoint de l’écriture précise et descriptive de Marguerite Duras.

« J’ai appris qu’il était mort depuis des années. C’était en mai 90 (…). Je n’avais jamais pensé à sa mort. On m’a dit aussi qu’il était enterré à Sadec, que la maison bleue était toujours là, habitée par sa famille et des enfants. Qu’il avait été aimé à Sadec pour sa bonté, sa simplicité et qu’aussi il était devenu très religieux à la fin de sa vie. J’ai abandonné le travail que j’étais en train de faire. J’ai écrit l’histoire de l’amant de la Chine du Nord et de l’enfant : elle n’était pas encore là dans L’Amant, le temps manquait autour d’eux. J’ai écrit ce livre dans le bonheur fou de l’écrire. Je suis restée un an dans ce roman, enfermée dans cette année-là de l’amour entre le Chinois et l’enfant. Je ne suis pas allée au-delà du départ du paquebot de ligne, c’est-à-dire le départ de l’enfant. » Marguerite Duras


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’amant de la Chine du Nord »

Ce roman illustré est une édition anniversaire d’un texte de Marguerite Duras paru en 1991 chez Gallimard lui-même version revue et corrigée de L’Amant, prix Goncourt 1984. Trente ans après la mort de Marguerite Duras et trente-cinq ans après la parution du roman, c’est Philippe Dupuy qui est convié à habiter cette prose.
Le choix est audacieux. Marguerite Duras écrit une Indochine coloniale des années 1930 traversée par un amour impossible entre une adolescente française démunie et un riche Chinois. La sensualité y est politique, le désir indissociable de la domination sociale et raciale. Ce texte, conçu comme un scénario autant que comme un roman, porte déjà en lui une puissante dimension visuelle que Philippe Dupuy ne cherche pas à redoubler, mais à prolonger autrement.
Ses illustrations sobres mêlent dessin, photographie et extraits de textes, venant en contrepoint de l’écriture précise et descriptive de Marguerite Duras. Plutôt que d’illustrer la lettre du récit, Philippe Dupuy en capte les silences, les espaces entre les mots, les zones d’ombre que Marguerite Duras laissait volontairement ouvertes. La retenue graphique répond à la retenue stylistique de l’autrice.
Les images accompagnent l’écriture précise de la romancière, sans jamais s’y substituer. Le mélange de photographies évoquant l’archive, la mémoire fragmentée et de dessins crée une temporalité trouble, entre reconstitution et hallucination.
Cette édition s’adresse aux lecteurs de Marguerite Duras, qui redécouvriront le texte sous un nouveau jour.

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