L’Embrasement – La guerre Israël – Hamas, dans l’enfer de Gaza
Album publié en 2023 aux éditions La Boite à Bulles.
Résumé éditeur

Un ouvrage indispensable à la compréhension de la guerre entre le Hamas et Israël, par un spécialiste des conflits au Proche-Orient !
Le 7 octobre 2023, le Hamas lançait contre Israël une attaque dévastatrice. Ce coup porté à l’état hébreu l’entrainait dans une nouvelle guerre contre son ennemi juré et ses alliés.
Ce livre retrace l’histoire du conflit israélo-palestinien, qui débuta bien avant l’existence du Hamas, et nous interroge sur son issue, ses méthodes de guerre et ses conséquences sur la population de Gaza.
La bd « L’Embrasement – La guerre Israël – Hamas, dans l’enfer de Gaza » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Embrasement – La guerre Israël – Hamas, dans l’enfer de Gaza »
Roman graphique documentaire paru dans une collection dédiée à l’histoire, L’Embrasement porte à l’image le travail de l’historien et ancien militaire Michel Goya sur la guerre entre Israël et le Hamas. Florent Calvez en assure l’adaptation, le dessin et les couleurs, avec une ambition claire, comprendre plutôt que juger un conflit dont il retrace les racines bien en amont du 7 octobre 2023.
Le livre s’ouvre sur l’aube de cette date, lorsque des commandos du Hamas attaquent bases, kibboutz et le festival Nova, avant de remonter à la fin du dix-neuvième siècle pour dérouler plus d’un siècle de tensions, jusqu’à la création d’Israël puis à la situation actuelle. La grande force de Florent Calvez tient à sa retenue. Le texte, dense et explicatif, s’attache à décrire les souffrances de toutes les victimes ainsi que les stratégies militaires de chaque camp. La présence de Michel Goya, sous la forme d’un conférencier qui clôt les chapitres par des retours d’expérience, densifie l’analyse sans l’alourdir. La lecture est exigeante, mais cette exigence reflète la complexité du sujet.

Le dessin réaliste, presque photographique, de Florent Calvez rend immédiatement identifiables lieux et protagonistes, tandis que des cartes régulières éclairent les évolutions territoriales. Sa palette quasi monochrome, aux teintes terreuses relevées d’orangé lors des scènes de violence, installe une gravité constante et une neutralité de ton bienvenue sur un sujet aussi sensible.
Florent Calvez et Michel Goya signent un ouvrage exigeant et mesuré, qui fait de la bande dessinée un véritable outil de compréhension.




