La ferme des animaux de George Orwell

couverture bd La ferme des animaux de George Orwell

Album publié en 2021 aux éditions Delcourt.


Résumé éditeur

Adapté du roman de George Orwell publié le 17 août 1945.

couverture bd La ferme des animaux de George Orwell

À la Ferme du Manoir, les animaux en ont assez d’être maltraités. Le Major, cochon de son état, leur ouvre les yeux sur la tyrannie de l’Homme.
Une fois le fermier banni, ils prennent leur destin en main et des règles sont édictées et rédigées par les cochons. La plus importante : Tous les animaux sont égaux.
Mais le temps passe et il s’avère que certains le sont plus que d’autres.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La ferme des animaux de George Orwell »

Rodolphe adapte la fable de George Orwell pour une collection consacrée aux classiques, avec Patrice Le Sourd au dessin et 1ver2ânes à la couleur. À la Ferme du Manoir, un vieux cochon ouvre les yeux de ses congénères sur la tyrannie des hommes. Le fermier chassé, les animaux se donnent des règles, dont la première tient en quatre mots : tous les animaux sont égaux.

Rodolphe suit le roman pas à pas, garde les noms anglais des personnages, Major, Boxer, Clover, et laisse le texte porter l’ironie sans y ajouter de commentaire. Le résultat est bref, quarante-six planches pour un récit qui s’étale sur des années, et le glissement de l’égalité proclamée vers la confiscation du pouvoir s’opère plus vite que dans le roman. Ce resserrement a pourtant un mérite : la mécanique apparaît nue, presque schématique, et l’on voit très clairement comment chaque règle se réécrit, comment chaque promesse s’ajuste aux besoins de ceux qui gouvernent.

extrait bd La ferme des animaux de George Orwell

Patrice Le Sourd refuse l’anthropomorphisme des studios d’animation : ses bêtes gardent une allure de quadrupèdes, museau bas, corps massifs, même quand elles parlent. Elles ne se redressent que lorsqu’elles commencent à ressembler aux hommes. Les couleurs pastel de 1ver2ânes maintiennent jusqu’au bout une douceur de livre pour enfants, en contraste avec ce qui se joue.

Une adaptation qui préfère l’exactitude à l’invention, et qui gagne en clarté ce qu’elle perd en durée À conseiller aux lecteurs de douze ans et plus qui découvrent le texte, et aux enseignants qui cherchent une version courte et fidèle, plutôt qu’une relecture personnelle du roman.


Vous aimerez aussi