La Loterie
Album publié en 2026 aux Editions Casterman.
Résumé éditeur
Adapté de la nouvelle de Shirley Jackson publiée le 26 juin 1948 dans les pages du magazine The New Yorker.

Dans un village de la Nouvelle-Angleterre, chaque année, au mois de juin, on organise La Loterie, un rituel immuable, où il est moins question de gagner que de perdre, à jamais… Immense classique de la littérature américaine, La Loterie, inquiétante dystopie sur les inégalités de classe, a été écrit par Shirley Jackson en 1948.
Figure matricielle du genre fantastique et de l’épouvante, la romancière du Vermont est une des influences majeures de Stephen King et de Joyce Carol Oates.
Aujourd’hui, son petit-fils dessinateur Miles Hyman en livre une adaptation graphique à la beauté glaciale.
Cette nouvelle édition se distingue par des couleurs retravaillées par l’auteur, une illustration de couverture inédite, et un avant-propos de Joyce Carol Oates.
La bd « La Loterie » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Loterie »
Adapter la nouvelle de Shirley Jackson tenait de la gageure, et de l’affaire intime : c’est son propre petit-fils, l’illustrateur Miles Hyman, qui met en images « La Loterie », classique glaçant de la littérature américaine paru dans le magazine The New Yorker en 1948. Dans un village de Nouvelle-Angleterre, chaque mois de juin, les habitants se rassemblent pour un tirage au sort immuable, où il est moins question de gagner que de perdre à jamais.
Miles Hyman ne cherche pas à expliquer l’horreur, il la laisse affleurer. Fidèle à l’art de Shirley Jackson, il distille le malaise dans les gestes les plus ordinaires : une place de village ensoleillée, des enfants qui ramassent des cailloux, des sourires polis. La tension naît de ce décalage entre la banalité américaine et le rituel qui se prépare, jusqu’à une bascule que la sobriété du texte rend d’autant plus implacable. Le récit interroge le conformisme, la violence collective et la force aveugle de la tradition.

Le travail graphique porte l’ensemble. Miles Hyman compose ses planches comme des tableaux, dans une lumière réaliste où les chauds coloris posés sur le clair-obscur évoquent Edward Hopper et Grant Wood. L’économie de dialogues laisse parler les visages et les cadrages, très cinématographiques, qui installent une inquiétude sourde. Cette « beauté glaciale » est le cœur du livre : plus l’image est douce, plus la menace est nette. Cette édition, aux couleurs retravaillées et précédée d’un avant-propos de Joyce Carol Oates, en accentue encore l’éclat trouble.
En redonnant vie, crayon en main, au cauchemar imaginé par sa grand-mère, Miles Hyman signe moins une adaptation qu’une transmission, et prouve que les histoires les plus glaçantes sont celles qui se racontent en famille…




