Le Cercle
Album publié en 2025 aux Editions Philéas.
Résumé éditeur
Adapté du roman de Bernard Minier publié le 11 octobre 2012.

Pourquoi la mort s’acharne-t-elle sur Marsac, petite ville universitaire du Sud-Ouest ?
Une prof assassinée, un éleveur dévoré par ses propres chiens… et un mail énigmatique, peut-être signé par le plus retors des serial killers.
Confronté à un univers terrifiant de perversité sur les terres de son adolescence, le commandant Servaz va faire l’apprentissage de la peur, pour lui-même comme pour les siens.
Le commandant Martin Servaz, héros fétiche de Bernard Minier, revient pour une seconde enquête sous haute tension !
La bd « Le Cercle » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Cercle »
Après l’adaptation de Glacé, le commandant Martin Servaz revient en bande dessinée avec Le Cercle, deuxième enquête tirée de la série de Bernard Minier. Philippe Thirault reprend le scénario, tandis que Michel Suro succède au premier dessinateur et que Cyril Saint-Blancat assure les couleurs.
L’intrigue ramène Martin Servaz à Marsac, petite ville universitaire du Sud-Ouest où il a grandi. Une enseignante est retrouvée assassinée, un éleveur dévoré par ses chiens, et un mail énigmatique laisse planer la menace d’un tueur retors. Hugo, étudiant de dix-huit ans et fils de Marianne, l’amour de jeunesse de Servaz, se réveille sur les lieux du crime sans souvenirs, aussitôt désigné coupable. Philippe Thirault restitue la mécanique du thriller psychologique cher à Bernard Minier : fausses pistes, secrets enfouis, passé qui contamine le présent. Le récit gagne en tension du fait que l’enquête touche l’intime, Martin Servaz cessant d’être un simple observateur pour éprouver la peur dans sa propre chair.

Michel Suro épouse cette noirceur par un choix chromatique cohérent. Ses verts et bleus glacés, ponctués de sépia dans les retours en arrière, installent un climat morne que la douceur apparente de l’aquarelle rend d’autant plus troublant. Les silhouettes anguleuses trahissent les tensions intérieures des personnages, et le découpage en vignettes régulières, rompu par quelques pleines pages, ménage des ruptures efficaces aux moments de bascule. Cyril Saint-Blancat consolide cette unité visuelle, dans la continuité de l’album précédent.
On regrettera quelques raccourcis, inévitables quand un roman aussi dense se plie au format d’un album BD. L’adaptation n’en demeure pas moins solide et rythmée. On la recommandera aux amateurs de polars noirs, aux lecteurs de Bernard Minier curieux d’une relecture graphique, et aux amateurs de thrillers psychologiques.




