Le fils de l’Ursari

Album publié en 2019 aux éditions Rue de Sèvres.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Xavier-Laurent Petit publié le 24 aout 2016.

couverture bd Le fils de l'Ursari

Quand on est le fils d’un montreur d’ours, d’un Ursari comme on dit chez les Roms, on sait qu’on ne reste jamais bien longtemps au même endroit.
Harcelés par la police, chassés par des habitants, Ciprian et sa famille ont fini par relâcher leur ours et sont partis vers une nouvelle vie à Paris où, paraît-il, il y a du travail et plein d’argent à gagner.
Cependant leurs rêves se fracassent sur une réalité violente.
À peine installés dans le bidonville, chacun se découvre un nouveau métier. Daddu, le montreur d’ours, devient ferrailleur, M’man et Vera sont mendiantes professionnelles, Dimetriu, le grand frère, est « emprunteur » de portefeuilles et Ciprian son apprenti.
Un soir, Ciprian ne ramène rien de sa « journée de travail ». C’est qu’il a découvert le paradis, le jardin du « Lusquenbour » où il observe en cachette des joueurs de lézecheck.
Le garçon ne connaît rien aux échecs mais s’aperçoit vite qu’il est capable de rejouer chaque partie dans sa tête. C’est le début d’une nouvelle vie pour le fils de l’Ursari.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le fils de l’Ursari »

Adapté du roman de Xavier-Laurent Petit, Le Fils de l’Ursari trouve en Cyrille Pomès un passeur idéal. Auteur de l’adaptation, du découpage et du dessin, épaulé par Isabelle Merlet à la couleur, il suit Ciprian, gamin rom fils d’un montreur d’ours, des forêts de Roumanie jusqu’à un bidonville de la région parisienne.

Cyrille Pomès installe d’abord la famille Zidar dans sa cohésion et sa débrouille, avant de laisser la mécanique de l’exploitation se refermer : le père devenu ferrailleur, la mère et Vera à la mendicité, les garçons au vol, tous sous la coupe de passeurs qui menacent les leurs. La découverte du jeu d’échecs au jardin du « Lusquembourg » ouvre une brèche, mais l’album se garde du conte de fées, préférant une fin ouverte à toute résolution facile. La voix candide de Ciprian, qui déforme les mots d’une langue qu’il ne possède pas encore, porte une lucidité d’enfant sur la peur et sur le devoir de protéger les siens.

extrait bd Le fils de l'Ursari

Le dessin de Cyrille Pomès épouse ce mouvement. Son trait souple, volontiers déséquilibré, tangue au rythme des acrobaties de cette famille du peuple du vent et traduit l’instabilité de leur condition. Les couleurs d’Isabelle Merlet accompagnent la trajectoire : sombres dans les premiers temps, elles s’éclaircissent à mesure que Ciprian trouve sa voie, faisant de la palette un baromètre de l’espoir.

Doublement primé en 2019 (Prix Atomium de la BD citoyenne 2019 et prix Jeunesse ACBD 2019), l’album compose une œuvre juste sur l’exil et la tolérance. On le recommandera aux collégiens à partir de treize ans, aux enseignants et aux lecteurs de Xavier-Laurent Petit.

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