Le gardien du feu

Livre illustré publié en 2025 aux éditions Locus Solus.


Résumé éditeur

L’adaptation du célèbre roman d’Anatole Le Braz publié pour la première fois en mars 1900.

couverture Le gardien du feu Livre illustré publié en 2025 aux éditions Locus Solus

Pointe du Raz, 1876.
Le phare de la Vieille est éteint. Dans un mystérieux dossier retrouvé sur place, le gardien Goulven Dénès a consigné sa vie avec minutie.
Il explique pourquoi il s’est jeté à la mer, et surtout pourquoi deux macchabées se trouvent dans une pièce du phare fermée à doubles tours.
Lui, austère et bourru, a épousé la belle Adèle. Tout à sa passion, Goulven n’a pas vu se profiler le drame à venir. Comment a-t-il bien pu se retrouver dans cet enfer ?

Anatole Le Braz maintient le lecteur en haleine et livre un texte puissant d’une remarquable justesse psychologique dans lequel il montre toute sa maîtrise de l’écriture.
Une tragédie singulière en prise avec les éléments. Le Gardien du feu, est l’un de ses textes emblématiques.

Pour représenter le texte intégral, Christelle Le Guen a conçu une série d’illustrations dans un noir profond qui accompagnent avec précision ce grand récit. Ses images charbonneuses au fusain, retranscrivent exactement l’intensité du roman.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le gardien du feu »

Republier un classique de la littérature bretonne en le confiant au fusain d’une illustratrice, c’est faire un pari sur l’image autant que sur le texte. Le récit est signé Anatole Le Braz, l’un des grands noms des lettres bretonnes, et les illustrations sont l’œuvre de Christelle Le Guen. Ensemble, texte et dessins rouvrent une tragédie née dans la solitude d’un phare.

Nous sommes à la pointe du Raz, en 1876. Le feu du phare de la Vieille s’est éteint, et l’on retrouve sur place le récit qu’un gardien, Goulven Dénès, a tenu de sa propre main. Anatole Le Braz fait de cette confession écrite le cœur de son livre : un homme rude, marié à une femme qu’il aime trop, raconte comment la jalousie et l’enfermement l’ont mené au bord du gouffre. La force du texte tient à cette voix intérieure, minutieuse, qui avance vers son propre naufrage.

C’est là que les images de Christelle Le Guen trouvent leur place. Travaillées au fusain, dans des noirs épais, elles ne se contentent pas d’accompagner le texte : elles en épousent l’étouffement. La lumière rare, la mer, la pierre du phare deviennent des présences pesantes, à la mesure d’un récit où l’espace se referme peu à peu sur le personnage.

Les fusains d’un noir dense de Christelle Le Guen ne décorent pas le texte d’Anatole Le Braz, ils en prolongent l’étouffement, jusqu’à faire du phare une cellule. Le livre s’adresse aux amoureux de la Bretagne. Redécouvrir Anatole Le Braz sous le fusain de Christelle Le Guen, c’est retrouver un texte intense dans un écrin à sa hauteur.

Notre avis : 4/5

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