Les Danses des Furies – Le Gibier
Album publié en 2026 aux Editions Paquet.
Résumé éditeur
Adapté du roman de Nicolas Lebel publié le 10 mars 2021.

La journée du commissaire Paul Starski commence mal : son épouse veut divorcer, son chien est mourant et une prise d’otages l’attend dans un appartement parisien.
L’âme morose, il se rend sur place avec sa coéquipière, la glaciale et pragmatique Yvonne Chen, et découvre les corps d’un flic à la dérive et d’un homme d’affaires sud-africain.
Tous les indices accusent Chloé de Talense, une brillante biologiste. Starski n’ose y croire, Chloé était son grand amour de jeunesse.
Afin de prouver son innocence, le commissaire prend l’enquête à bras le corps, tandis que les meurtres se multiplient.
Car l’étau se resserre autour de la biologiste qui semble être le gibier d’une chasse à courre sanglante lancée à travers la capitale. Starski prend peu à peu conscience que rien n’arrêtera les tueurs.
Pire, qu’à fureter au-delà des évidences, il vient peut-être lui-même d’entrer dans la Danse des Furies…
La bd « Les Danses des Furies – Le Gibier » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Danses des Furies – Le Gibier »
Avec Les Danses des Furies, Le Gibier, Damien Callixte adapte en bande dessinée le premier volet du cycle policier de Nicolas Lebel, qui signe d’ailleurs la postface de l’album. Auteur complet, Damien Callixte en assure le scénario, le dessin et la couleur, gage d’une cohérence de bout en bout.
Le récit épouse la mécanique du polar noir teinté de mythologie. Le titre convoque les Furies antiques, déesses du châtiment, pour désigner une série de meurtres mis en scène comme une danse macabre à travers Paris. Le commissaire Paul Starski, que Damien Callixte campe d’emblée en homme accablé, entre divorce annoncé et chien mourant, enquête sur des crimes où tout accuse Chloé de Talense, biologiste et grand amour de jeunesse du policier.
Ce nœud intime tend l’intrigue : Paul Starski doit départager sa raison de flic et sa mémoire d’amant. À ses côtés, la pragmatique Yvonne Chen apporte un contrepoint glacial. La métaphore de la chasse à courre, où Chloé devient le gibier d’une meute invisible, structure la montée de la peur, jusqu’au vertige d’un enquêteur happé à son tour.

Côté dessin, Damien Callixte déploie sa manière réaliste au service d’une atmosphère urbaine et anxiogène, portée par un découpage soucieux du rythme. Le cahier final, où l’auteur détaille sa méthode de travail, témoigne d’une fabrication réfléchie et éclaire ses choix de mise en images.
Le résultat forme un thriller graphique dense, fidèle à la noirceur de Nicolas Lebel. On le recommandera aux amateurs de polars noirs, aux lecteurs de Nicolas Lebel curieux de cette transposition et à quiconque aime les enquêtes où l’intime contamine l’investigation.




