Macbeth

Album publié en 2025 aux éditions Daniel Maghen.


Résumé éditeur

D’après la tragédie de William Shakespeare publié en 1623.

Dans cette nouvelle adaptation, les frères Brizzi s’emparent de la tragédie la plus connue de William Shakespeare et illustrent avec brio la tumultueuse descente aux enfers des époux Macbeth.


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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Macbeth »

Après Don Quichotte et L’Enfer de Dante, les frères jumeaux Gaëtan et Paul Brizzi anciens de Disney, à qui l’on doit notamment Astérix et la surprise de César (dessin animé) et la séquence de L’Oiseau de feu dans Fantasia 2000 poursuivent leur cycle d’adaptations de classiques littéraires avec ce Macbeth.
La tragédie du général écossais rongé par l’ambition, précipité dans le régicide par les prophéties de trois sorcières et l’implacable Lady Macbeth, offre ici un terrain idéal aux deux artistes. En privant souvent les personnages des sublimes dialogues du Bard, l’album souligne moins leur fièvre que leur désemparement face aux événements qu’ils ont mis en branle et surtout leur effondrement progressif mais total. Le silence devient dramaturgique.

L’audace graphique est totale. Paul et Gaëtan Brizzi réalisent une bande dessinée expressionniste d’une grande finesse, au crayon graphite noir et au fusain. Les hallucinations des époux Macbeth, lorsqu’ils sombrent dans la folie, sont traduites en bichromie rouge et noire. Ce rouge oscille entre rouille de fin de règne et sang obsédant, accompagnant les visions et délires du couple maudit. Le partage du travail est précis : Paul cisèle les personnages avec une expressivité exacerbée, tandis que Gaëtan, maître des ombres et de la lumière, s’empare des décors.
Les mains crispées, les yeux figés, les corps qui se décharnent : tout est absolument splendide, que ce soient les scènes intimes entre les époux, les jeux de regard à la cour ou les grandes batailles médiévales qui concluent l’album.
Destiné aux amateurs de bande dessinée d’auteur autant qu’aux passionnés de Shakespeare, ce Macbeth s’impose comme l’une des adaptations visuelles les plus saisissantes de la tragédie. Sombre, grandiose, d’un noir et blanc sépulcral rehaussé de rouge : on recommande.

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