Millénium – La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette – Tome 1
Album publié en 2014 aux éditions Dupuis.
Résumé éditeur
Adapté du roman de Stieg Larsson publié le 29 juin 2006.

La saga « Millénium » continue !
Ce premier volet de l’adaptation de « La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette » se recentre sur le passé de Lisbeth Salander, dont l’histoire personnelle se recompose tel un puzzle, tandis que Mikael Blomkvist se lance, pour le compte de « Millénium« , dans une nouvelle enquête sur le trafic d’êtres humains en Europe de l’Est et du Nord.
Après un début d’idylle, leurs routes se sont séparées, mais pas pour longtemps. Le passé de Lisbeth ressurgit en faisant étrangement écho à l’enquête que mène Blomkvist et dont les ramifications vont le mener au coeur de l’histoire sombre et occultée de la Suède contemporaine.
La bd « Millénium – La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette – Tome 1 » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Millénium – La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette – Tome 1 »
Après avoir porté à la bande dessinée le premier roman de la trilogie de Stieg Larsson, Sylvain Runberg entame l’adaptation du deuxième, La Fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette. Changement notable, le dessinateur Manolo Carot, signant Man, succède à José Homs, sous la supervision de ce dernier, la couleur étant confiée à Sébastien Gérard et Valérie Vernay.
Cette première partie déplace le centre de gravité vers Lisbeth Salander. Revenue en Europe avec la fortune acquise lors de l’affaire précédente, la hackeuse entend régler ses comptes avec son tuteur, tandis que Mikael Blomkvist prépare, pour le magazine Millénium, une enquête sur le trafic sexuel entre la Suède et les pays baltes.
L’assassinat de deux collaborateurs fait bientôt basculer Lisbeth Salander dans le rôle de suspecte, accusée de meurtre et livrée à la vindicte médiatique. Sylvain Runberg resserre habilement l’épais roman d’origine et fait remonter, par de brefs retours en arrière, l’enfance saccagée de son héroïne, jusqu’à cet homme, un chef de gang surnommé Zala, dont l’ombre explique le titre. Le récit gagne en épaisseur ce qu’il concède en enquête, en creusant la psychologie d’une femme que la société n’a cessé de broyer.

Au dessin, Manolo Carot relève le défi de la succession. Après quelques planches d’ouverture déroutantes, il retrouve l’atmosphère de la série, portée par la colorisation froide et brumeuse de Sébastien Gérard et Valérie Vernay, qui restitue la moiteur glauque du récit.
Ce nouveau cycle confirme la tenue du projet. On le recommandera aux amateurs de polars nordiques, aux lecteurs de Stieg Larsson et à ceux que fascine Lisbeth Salander.




