Millénium – La reine dans le palais des courants d’air  – Tome 1

Album publié en 2015 aux éditions Dupuis.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Stieg Larsson publié le 25 mai 2007.

La saga Millénium se poursuit avec l’adaptation du 3e best-seller de Stieg Larsson.

Lisbeth s’était évadée de la maison où la retenait son père, le sinistre Zala, chef de gang régnant sur la traite des blanches en Suède.
Père et fille, bien que tous deux grièvement blessés dans l’affrontement, n’ont pas fini d’en découdre, tandis que Niedermann, le terrifiant colosse, laisse des cadavres dans le sillage de sa cavale.
Lisbeth, la hackeuse solitaire, va devoir accepter l’aide des rares personnes en Suède qui la croient innocente : Mikael Blomkvist ou Plague.
Mais en cherchant à lever le voile sur le passé de cet homme auquel elle doit tous les tourments de son enfance, elle va provoquer la réactivation de la « Section », une cellule secrète de la Säpo (le contre-espionnage suédois) dont les sinistres secrets dormaient avec Zala

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Millénium – La reine dans le palais des courants d’air  – Tome 1 »

Cinquième volet de l’adaptation dessinée orchestrée par Sylvain Runberg, cet album ouvre la transposition du troisième roman de Stieg Larsson, celui qui referme la trilogie. José Homs y retrouve le personnage de Lisbeth Salander qu’il avait façonné dans les premiers tomes, au moment où la hackeuse, grièvement blessée après l’affrontement avec son père, se réveille dans une chambre d’hôpital sous surveillance policière, promise à un procès qui doit la juger coupable avant même de l’entendre.

Sylvain Runberg déplace ici le centre de gravité du récit. L’enquête ne vise plus seulement un criminel isolé mais une mécanique d’État, la Section, cellule clandestine du contre-espionnage suédois prête à sacrifier une jeune femme pour enterrer ses propres fautes. Cette bascule du thriller intime vers le complot institutionnel donne au livre une tension politique inédite, tandis que Mikael Blomkvist et le hackeur Plague deviennent les derniers remparts d’une vérité que tout un appareil cherche à étouffer.

Le trait de José Homs épouse cette atmosphère de huis clos et de paranoïa. Ses cadrages resserrés sur les visages fatigués, sa lumière blafarde d’hôpital et ses gris saturés d’ombre installent un climat poisseux où chaque couloir semble surveillé. La colorisation froide de Valérie Vernay accentue l’impression d’un pays entier refermé sur ses secrets.

En choisissant de couper l’ultime roman en deux, Sylvain Runberg assume un rythme de mise en place, patient, presque procédural, qui privilégie la montée de la menace à l’action immédiate. L’album s’adresse aux lecteurs du polar nordique attirés par les rouages du pouvoir autant qu’aux fidèles de Lisbeth Salander, dont la vulnérabilité physique n’entame jamais la rage de survivre.


Les œuvres de Stieg Larsson en BD

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