Nos souvenirs flottent dans une mare poisseuse
Album publié en 2026 aux éditions Tartamudo.
Résumé éditeur
Adapté du roman de Michaël Uras publié le 02 mai 2014.

Dans les années 1980, Jacques est un petit garçon sensible et aimant la lecture.
Issu d’une modeste famille immigrée sarde, il va devoir trouver sa place entre un milieu familial au passé trouble, nimbé de non-dits et de traditions.
Le narrateur a la soif de reconnaissance d’un monde dans lequel il estime ne pas être compris.
Mais pourtant, il y trouvera la clé de son futur bonheur.
La bd « Nos souvenirs flottent dans une mare poisseuse » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Nos souvenirs flottent dans une mare poisseuse »
Solange Soskuld Baudo adapte en bande dessinée le roman de Michaël Uras, récit d’enfance à la fois tendre et lucide. Dans les années 1980, Jacques est un petit garçon sensible, dévoreur de livres, qui grandit dans une famille modeste d’immigrés sardes installée dans le nord de la France. Entre les non-dits qui pèsent sur les siens et les traditions d’un pays qu’il ne connaît qu’en vacances, il cherche sa place et une reconnaissance qui lui échappe.
Le sujet pourrait sembler mille fois traité, mais Solange Soskuld Baudo lui trouve un angle juste. Elle raconte l’écart entre deux mondes, la Sardaigne lumineuse des étés et le quotidien gris de l’année scolaire. La lecture, refuge de Jacques, devient le fil qui le mène vers lui-même. On sent, derrière le personnage, la mémoire d’un écrivain qui a fait des livres son métier, et cette filiation donne au récit sa sincérité.

Le dessin de Solange Soskuld Baudo mêle des influences franco-belges et une rondeur venue du manga, pour un trait clair et accessible. Les couleurs traduisent l’écart entre la chaleur du soleil insulaire et la grisaille du Nord. Ce style souple, sans effet appuyé, colle à un récit qui avance par petites touches, au rythme des souvenirs.
En faisant de la lecture le refuge et le fil conducteur du jeune Jacques, l’album relie l’enfant d’immigrés sardes à l’écrivain qu’il deviendra.




