Petit Pays

Album publié en 2026 aux éditions Gallimard.


Résumé éditeur

D’après le roman de Gaël Faye publié le 24 août 2016.

couverture bd Petit Pays

Exilés au Burundi, Gaby et Ana, enfants métis franco-rwandais, voient leur quotidien joyeux bousculé par la guerre civile.
Alors que leur famille se déchire, le génocide des Tutsi au Rwanda voisin vient mettre un terme à leur innocence.
D’ailleurs, déjà à l’école, Gaby assiste à une bagarre entre un Tutsi et un Hutu, que rien ne semble pourtant séparer si ce n’est – d’après son père – la forme de leur nez…

Mené par Marzena Sowa et Sylvain Savoia, l’adaptation du best-seller à résonance autobiographique de Gaël Faye – prix Goncourt des lycéens 2016 – qui a lui-même choisi les auteurs de Marzi parmi les nombreux projets présentés. Aussi magnifique que poignant.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Petit Pays »

Adapter « Petit Pays » n’allait pas de soi. Le roman de Gaël Faye, couronné du prix Goncourt des lycéens, tire sa force d’une prose sensorielle et d’une voix intime, celle d’un narrateur qui se souvient. C’est ce défi que relèvent la scénariste Marzena Sowa et le dessinateur Sylvain Savoia, choisi par Gaël Faye lui-même pour porter en images son enfance burundaise.

Le récit suit Gabriel et sa sœur Ana, enfants métis franco-rwandais dont le quotidien insouciant à Bujumbura vole en éclats sous l’effet conjugué de la séparation des parents, de la guerre civile et, bientôt, du génocide des Tutsi au Rwanda voisin. Marzena Sowa fait des choix assumés : elle resserre les épanchements lyriques du texte et donne plus d’ampleur au destin de la mère, rendant explicite l’horreur que le roman ne faisait que pressentir. Le regard reste à hauteur d’enfant, ce qui rend la bascule vers la violence d’autant plus déchirante.

extrait bd Petit Pays

Le trait semi-réaliste de Sylvain Savoia épouse cette tension. Son découpage soigné accorde une place décisive aux regards, et la couleur, loin d’être décorative, apporte au récit une profondeur qui accompagne le passage du bonheur au chaos. La fameuse scène de la bagarre scolaire, où un Tutsi et un Hutu ne se distinguent, selon le père, que par « la forme du nez », dit en une image toute l’absurdité meurtrière du conflit.

Si le roman de Gaël Faye disait l’enfance comme un paradis condamné, Marzena Sowa et Sylvain Savoia la font passer par le regard, et ce sont ces yeux d’enfants, plus encore que les mots, qui rendent le drame burundais bouleversant.

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