Phobos – Tome 02 – La Règle du jeu
Album publié en 2022 aux éditions Glénat.
Résumé éditeur
D’après le roman de Victor Dixen publié le 11 juin 2015.

Douze astronautes. Douze joueurs. Douze perdants. Ils misent le tout pour le tout.
Propulsés de l’anonymat à la gloire internationale, les douze prétendants du programme Genesis sont sur le point d’atteindre Mars et de choisir leur partenaire pour la vie. Alors que la fin du speed-dating approche, la pression monte et les masques tombent.
Elle ne sait plus quelle carte jouer.
Léonor, la prétendante française, est rattrapée par ce jeu auquel elle ne voulait pas participer. Mais la règle est faussée et les prétendants risquent d’être tous perdants ce qui est vraiment sur la table, c’est leur survie à tous…
Même si la partie vire au jeu de massacre, il est trop tard pour arrêter.
Saga romanesque best-seller couronnée de prix et traduite dans plusieurs langues dont l’anglais, Phobos est un thriller de science-fiction en apesanteur, mariant romance spatiale et course pour la survie.
Phobos est aujourd’hui adapté en bande dessinée par son maître d’œuvre, Victor Dixen, et par le brillant artiste brésilien Eduardo Francisco. La Règle du jeu est le tome 2 de la série de bande dessinée.
La bd « Phobos – Tome 02 – La Règle du jeu » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Phobos – Tome 02 – La Règle du jeu »
Deuxième volet de l’adaptation dessinée de la saga de science-fiction de Victor Dixen, La Règle du jeu prolonge la transposition en bande dessinée d’un cycle romanesque à succès. L’auteur en assure lui-même le scénario, confiant le dessin à l’artiste brésilien Eduardo Francisco. Le récit poursuit l’aventure du programme Genesis, cette expédition vers Mars où six garçons et six filles, filmés en permanence, doivent se choisir pour fonder la première colonie humaine, sous l’œil d’une planète entière transformée en spectatrice.
L’intérêt de ce tome tient à la manière dont Victor Dixen resserre l’étau. Le speed-dating spatial touche à sa fin, les masques tombent, et Léonor, la prétendante française, se trouve prise au piège d’un jeu dont elle refusait les règles. En parallèle, la figure de Serena McBee, ordonnatrice cynique restée sur Terre, révèle peu à peu l’ampleur du mensonge qui fonde la mission. Le livre dépasse la simple romance pour interroger la télé-réalité, le voyeurisme de masse et la marchandisation des sentiments, jusqu’à un basculement où le divertissement vire au piège mortel.

Graphiquement, Eduardo Francisco imprime une énergie proche du comics américain. Ses cadrages amples, ses couleurs chaudes et contrastées et le soin apporté au mouvement des étoffes et des chevelures confèrent aux séquences en apesanteur une réelle plasticité. Les décors futuristes de la station servent l’oppression du huis clos autant que l’émerveillement spatial.
Victor Dixen et Eduardo Francisco signent un épisode nerveux, fidèle à l’esprit de la saga et porté par un cliffhanger qui appelle la suite.




