Phobos – Tome 04 – La tempête des destins
Album publié en 2026 aux éditions Glénat.
Résumé éditeur
D’après le roman de Victor Dixen publié le 11 juin 2015.

Une lutte pour la survie. Une course pour le pouvoir. Une tornade de souvenirs.
Ils tentent de survivre envers et contre tout.
Cantonnés dans la base martienne, sous la menace imminente d’une tempête, les pionniers du programme Genesis tentent de comprendre ce qui est arrivé aux cobayes du rapport Noé afin de ne pas subir le même sort.
Elle voudrait aimer sans baisser sa garde.
Léonor est tiraillée entre le désir de se laisser emporter dans une histoire d’amour folle avec
Marcus, et la responsabilité de continuer le bras de fer avec Serena McBee.
D’autant que les autres pionniers, victimes du syndrome de Stockholm, succombent les uns après les autres à l’emprise de leur tortionnaire …
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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Phobos – Tome 04 – La tempête des destins »
Quatrième et dernier volet de l’adaptation dessinée que Victor Dixen tire de sa saga de science-fiction, La Tempête des destins referme un cycle entamé avec le grand jeu télévisé du programme Genesis. Maria Francesca Perifano, déjà présente sur le tome précédent, en signe le dessin. L’action se resserre désormais sur la base martienne, où les pionniers, à peine posés sur une planète mortelle, affrontent une tempête capable de tout anéantir et tentent d’élucider le sort réservé aux cobayes du mystérieux rapport Noé.
Ce volume de clôture déplace la menace vers l’intérieur. Le danger n’est plus seulement le déchaînement des éléments, mais l’emprise psychologique de Serena McBee, dont plusieurs pionniers deviennent les otages consentants, gagnés par une forme de syndrome de Stockholm. Victor Dixen tresse ainsi la survie collective et le combat intime de Léonor, tiraillée entre son attirance pour Marcus et la lucidité qui lui commande de poursuivre le bras de fer avec la productrice. Le récit gagne en noirceur ce qu’il perd en insouciance, interrogeant la manipulation, le consentement et la fabrique de l’obéissance.

Maria Francesca Perifano tire parti de ce huis clos assiégé. Ses planches jouent des contrastes entre l’ocre écrasant de la tempête martienne et la lumière froide de la base, tandis que les visages, traités avec une réelle précision, portent la montée de la peur et du doute. Les cadrages resserrés accentuent l’enfermement, quand les rares plans larges rappellent l’immensité hostile qui cerne les personnages.
Victor Dixen et Maria Francesca Perifano offrent une conclusion tendue, où le destin de chacun se joue au cœur de la tourmente.




