Sarah Cole – Une histoire d’amour d’un certain type
Album publié en 2010 aux Editions Futuropolis.
Résumé éditeur
Adapté de la nouvelle de Russell Banks Sarah Cole: A Type of Love Story publié en 1984.

Par une soirée de désœuvrement, Paul s’arrête au Osgood’s Bar. Il est abordé par une femme d’une quarantaine d’année, Sarah Cole.
Cette mère de famille malheureuse est venue avec des collègues de travail boire un verre avant de retourner dans son triste foyer.
Ils se revoient la semaine suivante. Tout sépare ces deux personnes, Paul est un beau gosse, avocat aisé. Sarah est manutentionnaire dans une imprimerie, malheureuse en amour, et franchement laide.
Paul est pourtant apparemment séduit par cette femme, la détresse de Sarah. Paul acceptera-t-il de sortir publiquement avec Sarah Cole ? Où tout cela n’est-il pour lui qu’un petit jeu pervers ?
La bd « Sarah Cole – Une histoire d’amour d’un certain type » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Sarah Cole – Une histoire d’amour d’un certain type »
Sarah Cole – Une histoire d’amour d’un certain type est un album de Grégory Mardon, adaptation d’une nouvelle de l’écrivain américain Russell Banks (première publication en 1984). Tout part d’une scène simple : Paul, jeune avocat bien installé, traîne dans un bar lorsqu’une femme plus âgée l’aborde. Elle s’appelle Sarah Cole, ouvrière, divorcée, mère de trois enfants.
Grégory Mardon s’empare de ce point de départ raconter une romance étrange : celui de deux mondes sociaux qui ne se comprennent pas, même quand ils se désirent. Le récit avance à bas bruit, dans les regards, les non-dits, les petites phrases qui sonnent juste. On sent chez Paul une curiosité mêlée de distance, une manière de garder la main sans toujours s’en rendre compte ; et chez Sarah, une faim d’existence, l’envie de croire qu’une autre vie reste possible, quitte à se raconter des histoires.

Le dessin, volontairement sobre, évite l’effet “joli”. Grégory Mardon prend même le risque d’un trait parfois ingrat, notamment pour Sarah, comme pour placer le lecteur face à ses réflexes de jugement et à la violence sociale qu’ils charrient. Cette mise en scène retenue rend les moments de bascule d’autant plus durs : rien n’est surligné, tout tombe avec une froide évidence.
Quand la bande dessinée observe les relations humaines au scalpel plutôt qu’à la loupe romantique.




