Stalingrad – Lettres depuis la Volga
Album publié en 2026 aux Editions Clair de Lune.
Résumé éditeur

Stalingrad, ville industrielle située sur les rives du puissant fleuve Volga, qui, du 23 août 1942 au 3 février 1943, fut l’épicentre de la bataille la plus cruelle et la plus sanglante de la Seconde Guerre mondiale.
« Stalingrad. Lettres depuis la Volga » présente au lecteur le déroulement de cette bataille, du début à la fin, d’un point de vue singulier : à travers les yeux des soldats russes et allemands, où il pourra suivre chronologiquement ce qui fut un véritable massacre, revivre les combats et ressentir le drame de la survie dans un enfer implacable, avec des chaleurs extrêmes en été et les tempêtes de neige lors d’un hiver glacial…
La bd « Stalingrad – Lettres depuis la Volga » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Stalingrad – Lettres depuis la Volga »
Consacré à l’une des batailles les plus meurtrières de l’histoire, Stalingrad, Lettres depuis la Volga porte à la bande dessinée le siège qui, d’août 1942 à février 1943, fit près de deux millions de victimes. Le scénario de Daniel Ortega et le dessin d’Antonio Gil en restituent le déroulement chronologique, du premier assaut à la reddition.
Pour incarner cet enfer, Daniel Ortega adopte une entrée intime : les lettres qu’un officier de la Wehrmacht, Roland Niemann surnommé Rollo, adresse à sa femme Magda. Ce fil épistolaire ancre la démesure du carnage dans une voix singulière, celle d’un homme qui décrit les combats urbains, ces immeubles transformés en forteresses, avant d’être rattrapé par le froid, la faim et l’épuisement.
Chaque chapitre s’ouvre sur une page de contexte qui rappelle les enjeux militaires, si bien que l’album tient à la fois du témoignage sensible et du récit documenté. Loin de tout manichéisme, Daniel Ortega laisse affleurer le drame partagé des soldats et des civils, pris dans la même mécanique d’anéantissement.

Le dessin réaliste d’Antonio Gil sert cette exigence historique. Spécialiste de l’histoire militaire, il détaille avec une précision remarquable les uniformes, le matériel et les appareils de la Luftwaffe. Sa colorisation sombre, aux tonalités éteintes, épouse la noirceur du propos et fait ressentir tour à tour la fournaise de l’été et les tempêtes de neige de l’hiver.
L’ensemble compose un récit de guerre grave et rigoureux. On le recommandera aux passionnés d’histoire de la Seconde Guerre mondiale.




