Un grain de sable dans la machine

Album publié en 2026 aux éditions Le Passager Clandestin.


Résumé éditeur

couverture bd Un grain de sable dans la machine

Marie, graphiste indépendante installée dans un village breton, vit et travaille connectée. Trop connectée, peut-être. Jusqu’au jour où une rencontre avec un collectif opposé à un projet d’antenne-relais fait vaciller ses habitudes.
À travers le parcours et les questionnements de Marie, Un grain de sable dans la machine explore l’emprise concrète des technologies sur nos vies, ainsi que leurs conséquences sociales, écologiques et politiques.
Portée par un dessin au crayon tout en nuances, cette fiction documentaire invite à repenser nos liens au numérique.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Un grain de sable dans la machine »

Avec Un grain de sable dans la machine, le journaliste Nicolas Celnik et la dessinatrice Juliette Brigand signent une fiction documentaire qui suit Marie, graphiste installée dans un village breton, dont le quotidien hyperconnecté vacille le jour où elle croise un collectif opposé à l’installation d’une antenne-relais.

Plutôt que d’asséner un discours, Nicolas Celnik laisse le doute de Marie contaminer peu à peu ses habitudes : une manifestation contre la 5G au village, des lectures sur les low-tech, des rencontres avec des militants. Cette progression par petites touches évite le piège du réquisitoire. Le scénario, nourri par les reportages de Nicolas Celnik sur les technologies et l’écologie politique, tisse les échelles : l’attention grignotée d’une indépendante, mais aussi la numérisation des services publics, l’automatisation du travail agricole, le sol qu’on sacrifie pour planter un pylône. Le didactisme guette parfois, quand les extraits scientifiques prennent le pas sur la fiction, et c’est la limite d’un projet aussi documenté.

extrait bd Un grain de sable dans la machine

Le dessin de Juliette Brigand, entièrement réalisé au crayon, tient une bonne part de la réussite. Le grain de la mine, les pastels, les textures un peu rêches donnent une matière chaleureuse. Ce choix crée un écart parlant : la main contre l’écran, le trait contre le pixel. Pour une première bande dessinée, le geste est déjà sûr, capable de porter une scène de manifestation comme un moment de silence face au paysage.

Une fiction documentaire qui, du crayon jusqu’au propos, oppose la main à l’écran et fait du doute un point de départ plutôt qu’une conclusion.

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