Nouvelles extraordinaires d’Edgar Allan Poe
Album publié en 2019 aux Editions Nobi Nobi.
Résumé éditeur
Adapté des nouvelles d‘Edgar Allan Poe publiées en France le 8 mars 1857.

Une culpabilité obsédante…
Une sombre histoire de vengeance…
Un amoureux qui tombe dans la folie…
Les horreurs de la peste…
Une étrange maison aux lourds secrets… Autant de récits mystérieux, palpitants et inquiétants, parmi les meilleurs d’Edgar Allan Poe, l’un des plus grands précurseurs de la littérature fantastique.
Un recueil de nouvelles à lire le soir, dans une pièce faiblement éclairée, les rideaux tirés, pour frissonner de plaisir !
Inclus dans ce manga :
Le Cœur révélateur (issu de Nouvelles histoires extraordinaires)
La Barrique d’amontillado (issu de Nouvelles histoires extraordinaires)
Le Corbeau (poème)
Le Masque de la mort rouge (issu de Nouvelles histoires extraordinaires)
La Chute de la maison Usher (issu de Nouvelles histoires extraordinaires)
La bd « Nouvelles extraordinaires d’Edgar Allan Poe » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Nouvelles extraordinaires d’Edgar Allan Poe »
Avec Nouvelles extraordinaires d’Edgar Allan Poe, la collection « Les Classiques en Manga » (nobi nobi!) signe une adaptation audacieuse qui dépoussière le gothique pour une nouvelle génération. Parue en 2019, cette anthologie compile cinq récits majeurs dont Le Cœur révélateur et La Chute de la maison Usher en transposant avec brio l’angoisse victorienne vers une esthétique contemporaine.
Sur le plan narratif, l’ouvrage relève le défi de matérialiser l’intériorité tourmentée de Edgar Allan Poe. Loin de simplifier le propos, le scénario préserve la densité psychologique des textes originaux (traduits par Baudelaire). Dans Le Masque de la mort rouge, la fatalité devient palpable grâce à un découpage oppressant, tandis que La Barrique d’amontillado glace par sa mise en scène clinique de la vengeance. L’adaptation réussit l’équilibre délicat entre fidélité littéraire et dynamique visuelle.

Graphiquement, le collectif d’artistes (dont Virginia-Nitouhei et Pikomaro) déploie un trait réaliste. L’usage magistral des trames et du clair-obscur épouse parfaitement la noirceur romantique de l’auteur. Les visages, souvent déformés par la démence, communiquent une terreur muette qui dépasse les mots, offrant une immersion totale dans la folie des protagonistes.
Ce manga de 324 pages constitue une porte d’entrée idéale pour les néophytes et une redécouverte savoureuse pour les puristes. Une lecture qui prouve que l’horreur classique n’a rien perdu de son mordant. À mettre entre toutes les mains curieuses de frissonner avec intelligence.











