Retrouvez une sélection de bandes dessinées sur le thème de la seconde Guerre Mondiale.
Les résistants et résistantes, les militaires, ceux qui ont subi les camps de concentration en bd.
Les grandes batailles de la seconde guerre mondiale en bd. De l’Europe à l’océan Pacifique, en passant par l’Afrique et la Scandinavie, une guerre Mondiale.
153 bd sur le thème de la seconde Guerre Mondiale.
Prague, 1938. Les Accords de Munich jettent des dizaines de milliers de personnes sur les routes de l’exil. La peur de la guerre s’installe, et avec elle, un sentiment d’impuissance. C’est dans ce contexte que Sir Nicholas Winton et ses collaborateurs vont organiser le sauvetage de 669 enfants tchécoslovaques et des Sudètes, les arrachant ainsi aux griffes du conflit mondial. Adaptée des mémoires de Winton, la bande dessinée croise son récit avec celui de Doreen Warriner révélant ainsi que derrière chaque grand homme se cache une femme, tout aussi déterminante mais bien moins célébrée. Au cœur du récit : une ode à la bonté active, et la démonstration qu’il ne faut pas une vie extraordinaire pour être héroïque. Des noms comme Doreen Warriner, Trevor Chadwick, Beatrice Wellington ou Marie Schmolka ne disent rien à personne aujourd’hui et pourtant, ils le devraient. Car il n’y avait vraiment pas que Winton.
La bd « Le silence de Winton – L’incroyable destin de l’homme qui sauva en secret 669 enfants » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le silence de Winton – L’incroyable destin de l’homme qui sauva en secret 669 enfants »
Après leur débarquement en Afrique du Nord, en novembre 1942, les Alliés soutiennent le général Giraud pour contrecarrer les plans de De Gaulle.
Mais l’homme du 18 juin n’est pas du genre à se laisser écarter de l’échiquier politique et des tractations concernant le sort de la France.
Sur le terrain, dans la France occupée, Jean Moulin œuvre pour unifier la résistance. Mais si coaliser les mouvements combattants est déjà difficile, les faire cohabiter avec des responsables politiques de tous bords s’avère presque impossible.
Pourtant, De Gaulle fait venir Jean Moulin à Londres et le charge de créer le Conseil National de la Résistance…
La BD « Les Compagnons de la Libération – Jean Moulin » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Compagnons de la Libération – Jean Moulin »
L’héroïsme de Jean Moulin ne fut pas celui des armes mais celui des réunions clandestines et des rivalités à dépasser. C’est le pari, risqué, de ce troisième tome de la collection Les Compagnons de la Libération : raconter un résistant dont le courage se joua surtout dans l’ombre des tractations politiques. Scénarisé par l’historien Jean-Yves Le Naour, mis en images par Iñaki Holgado sur un storyboard de Marko, avec les couleurs de Sébastien Bouët, l’album suit les derniers mois de Jean Moulin, entre la fin 1942 et 1943, quand Charles de Gaulle le charge d’unifier une Résistance éclatée.
Point de batailles ni d’évasions spectaculaires, mais des rendez-vous secrets, des noms de code (Max, Rex, Mercier), des mouvements rivaux qu’il faut convaincre de s’asseoir à la même table. Le récit montre bien que faire cohabiter des combattants et des responsables politiques de tous bords tenait de l’exploit, et que là résidait le vrai danger. Cette fidélité à la réalité historique donne un album exigeant, porté par une solide documentation.
Le dessin d’Iñaki Holgado adopte un classicisme encré, appliqué à restituer les uniformes, les intérieurs et la France occupée avec un souci de reconstitution. Les cadrages sont nets, la lecture aisée, au service d’un propos qui privilégie la clarté pédagogique sur l’effet. Le cahier documentaire qui clôt le volume prolonge ce travail de mémoire.
En racontant un héroïsme fait de réunions clandestines plus que de coups d’éclat, Jean-Yves Le Naour rend à Jean Moulin sa vraie grandeur, politique et risquée. On y saisit pourquoi tant de rues et d’écoles portent ce nom, et pourquoi cet homme incarna, mieux qu’aucun autre, l’unité retrouvée face à l’occupant.
Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale
Babi Maklouf a passé son enfance en Algérie, avant d’embarquer pour le pays de la liberté et des droits de l’homme à la fin des années 30. Fasciné par la France, il pose ses valises avec femme et enfants à Paris et trouve bientôt un emploi pour le moins surprenant : gardien de nuit au musée du Louvre ! Le voilà entouré des plus grands chefs-d’œuvre de l’Histoire. Mais quand, en juin 1940, l’armée allemande arrive aux portes de Paris, il faut vite mettre à l’abri tous ces tableaux de maîtres au risque de les voir tomber entre les mains de l’envahisseur. Choisi pour être l’un des conducteurs de ces précieux camions, Babi accepte de sauver ce patrimoine inestimable à une condition : que sa famille l’accompagne. Commence alors un périlleux voyage à travers un pays occupé où la peur et la désolation ne sont jamais loin.
À l’occasion de la sortie de l’adaptation sur grand écran en 2025, réalisée par Elie Chouraqui lui-même, avec Kad Merad dans le rôle de Babi, découvrez cet émouvant récit où résonne le courage d’un homme et son amour pour la France. Élie Chouraqui rend ici un vibrant hommage à son propre grand-père à travers le dessin frais et moderne de Letizia Depedri.
La bd « Le Héros du Louvre » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Héros du Louvre »
Quand les Américains débarquent en Afrique du Nord en 1942, la Seconde Guerre mondiale prend un tournant décisif pour les Français vivant sur place : désormais, plus de tergiversations, il va falloir s’engager pour libérer le territoire national occupé ! Les volontaires affluent, les Commandos d’Afrique sont créés en prévision d’un futur débarquement en Provence. Cette force d’hommes de toutes origines va se montrer redoutable et décisive dès le mois d’août 1944, prenant part à la libération du Var et de tout le territoire. Des héros à ne pas oublier !
La bd « Commandos d’Afrique – Libérateurs de la Provence » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Commandos d’Afrique – Libérateurs de la Provence »
Rome 1943. Tandis que la Seconde Guerre mondiale déchire l’Europe, Eugenio Pacelli, alias Pie XII, se retrouve au cœur d’un dilemme : comment sauver des vies sans provoquer des représailles plus terribles encore ? Alors que les nazis sèment la terreur dans la capitale italienne, le pape intervient lors de la rafle de Rome, cache des Juifs dans les couvents et affronte les limites de son pouvoir. Entre pressions diplomatiques, menaces de l’occupant et appels désespérés, Pie XII agit dans l’ombre tout en cherchant à préserver la cité éternelle. Proclamé « Défenseur de la cité » lors de la Libération, il sera pourtant rattrapé par la controverse autour de son silence lors de la plus grande tragédie du XXe siècle. Après la guerre, ce pape moderne n’hésitera pas, le premier, à utiliser les nouveaux médias que sont la radio et la télévision pour s’adresser au plus grand nombre de fidèles possible.
À travers des témoignages et des révélations, les auteurs dévoilent une vérité complexe, celle d’un pontificat marqué par la guerre, la peur et le courage. Ce récit fort qui clôt la collection Un pape dans l’Histoire nous plonge dans les heures les plus sombres du XXe siècle et l’après-guerre, jusqu’à la mort de Pie XII en 1958 et la découverte des notes de son testament.
La bd « Pie XII – Tome 2 – Face au nazisme 2/2 » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Pie XII – Tome 2 – Face au nazisme 2/2 »
Album publié aux éditions Les Enfants Rouges en 2019.
Résumé éditeur
C’est la première fois que je voyage en camion. Cela devrait être une fête. Mais mon cœur ne peut pas être joyeux. Il restera silencieux tant que Maman ne répondra pas à mes questions. À cause de tout ça, le trajet me paraît interminable. Le camp de Brens. Est-ce là que la police nous emmène ? Est-ce qu’il y aura d’autres enfants ? Un instituteur pour nous faire la classe ? Est-ce qu’on nous donnera des couvertures et des ustensiles pour cuisiner ? Si peu de choses sont rentrées dans notre petite valise…
Printemps 1942. Hélène a 12 ans quand elle est internée avec sa mère au camp de Brens près de Gaillac dans le Tarn. Été 2018. Mary Aulne découvre par hasard l’existence de ce lieu de honte que toute la région semble vouloir cacher. Un camp uniquement pour les femmes. En pleine zone libre.
La BD « C’est aujourd’hui dimanche » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « C’est aujourd’hui dimanche »
Au printemps 1942, Hélène a douze ans lorsqu’elle est internée avec sa mère au camp de Brens, près de Gaillac dans le Tarn. Un camp de concentration réservé aux femmes, en pleine zone libre, où des centaines de militantes politiques, de résistantes et de réfugiées étrangères sont emprisonnées. Ce roman graphique naît d’une démarche singulière : à l’été 2018, Mary Aulne découvre par hasard l’existence de ce lieu de honte que toute la région semble vouloir effacer. Elle mène alors une enquête mémorielle jusqu’à retrouver Hélène elle-même, toujours en vie, prête à témoigner après tant d’années de silence. Cette double temporalité, 1942 et 2018, structure l’album avec intelligence, transformant le devoir de mémoire en rencontre humaine vivante.
Clémentine Pochon, passée par des études de littérature et le cours Florent avant de se consacrer au dessin, apporte un trait doux mais jamais naïf. Son traitement graphique, lignes épurées, palette sobre contraste avec la violence sourde du contexte, créant une tension visuelle. La mise en page alterne plans serrés sur les visages et cases aérées évoquant l’enfermement paradoxal d’un espace à ciel ouvert. On referme l’album la gorge serrée, hanté par ces femmes anonymes arrachées à l’histoire officielle. Un album indispensable, recommandé dès quinze ans, pour quiconque souhaite comprendre les zones d’ombre de la France de Vichy.
Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale
Rongés par la peur, l’hubris et la maladie, Hitler et Staline s’affrontent dans un duel final apocalyptique. Sans s’être jamais rencontrés, ces deux monstres poursuivent leur dialogue à distance ; chacun scrutant les gestes de l’autre, projetant ses obsessions, s’admirant parfois, se comparant toujours. Après l’invasion de l’URSS qui a fait voler en éclats le pacte germano-soviétique, et une série de victoires fulgurantes, les armées d’Hitler, qui ont échoué à prendre Moscou, marquent le pas et se concentrent sur la prise de Stalingrad. Les deux dictateurs, qui prennent chacun le commandement des opérations, se retrouvent face à face. La reddition de la 6e armée allemande de Paulus sera le point de bascule de leur affrontement. Staline, qui se décerne le bénéfice de la victoire, engage sa contre-offensive. De son côté, Hitler sombre dans le déni, la rage et les hallucinations stratégiques. Alors que la fin de la guerre est proche, leurs crimes de masse deviennent des enjeux de communication. Les deux tyrans s’affrontent autant sur le terrain militaire que celui de la propagande et de l’idéologie.
Michael Prazan clôt avec ce troisième tome une fresque dense, documentée, qui montre comment deux dictateurs, chacun à sa manière, ont façonné et détruit le destin de millions d’êtres humains, et comment leurs obsessions personnelles ont nourri l’une des tragédies les plus noires du XXe siècle. Une plongée dans la mécanique totalitaire que Gabriel Andrade met en scène avec un réalisme saisissant.
La bd « Le Choc des tyrans – Tome 3 » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Choc des tyrans – Tome 3 »
Spa à l’heure US vous transportera à Spa à la fin de la deuxième Guerre Mondiale, et vous fera vivre à l’heure américaine à travers 4 récits aux styles graphiques bien distincts. Vous découvrirez le Recreation Center, la vie quotidienne, le métier de reporter de guerre, les risques permanents encourus par les soldats ou encore l’incroyable histoire du Tigre 332. Oli, Doudou, Fich et Gil vous permettront, chacun à leur manière, de découvrir ce pan moins connu de l’histoire de la ville thermale.
La bd « Spa à l’heure US » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Spa à l’heure US »
Spa à l’heure US ressuscite un épisode méconnu de l’histoire belge : le passage des soldats américains dans la cité thermale entre décembre 1944 et septembre 1945. Signé à quatre mains (Oli, Doudou, Fich et Gil), l’album réunit quatre récits distincts : Recreation Center, Mon premier cola, Nos héros oubliés et Chambre Seez. En 1945, Spa se transforme en véritable centre récréatif pour les soldats américains encore présents sur le sol européen. La ville entière devient une sorte de village de vacances, les habitants étant invités à faire bon accueil aux GI’s. C’est ce quotidien inattendu, à la fois festif et porteur de tensions sous-jacentes, que les auteurs restituent avec une sensibilité historique. Chaque récit éclaire une facette différente de cette cohabitation : la vie du Recreation Center, l’embouteillage du Coca-Cola à Spa-Monopole, la destruction d’un char, le métier de reporter de guerre autant de prismes qui, mis bout à bout, composent un portrait collectif d’une époque charnière.
Les quatre auteurs ne sont pas des grands noms de la bande dessinée, mais leur travail est de qualité. Oli et Fich se distinguent particulièrement, sans que Doudou et Gil n’aient à rougir de leur contribution graphique. Les styles graphiques bien distincts de chaque récit reflète la multiplicité des regards portés sur un même moment historique.
Rééditée et augmentée d’un cinquième récit illustré en 2024, à l’occasion des 80 ans de la Libération de l’Europe, cette BD trouve un second souffle amplement mérité. Spa à l’heure US offre une entrée en matière ludique et sincère dans un pan souvent occulté de l’après-guerre belge.
Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale
Nous ont-ils oubliés ? aborde l’histoire méconnue de l’hôpital juif de Berlin resté en activité pendant toute la durée de la Seconde Guerre mondiale, jusqu’à l’arrivée de l’armée russe. L’hôpital juif de Berlin était le seul endroit d’Allemagne où les médecins juifs avaient le droit d’exercer et où ils furent forcés de vivre avec leur famille. Ces médecins s’occupaient notamment des personnes dont le statut « racial » n’avaient pas encore été déterminé par les nazis.
Le récit s’articule autour de longs entretiens que l’artiste Gilad Seliktar a conduits avec Klaus Zwilsky, né en Allemagne en 1932, qui a émigré aux États-Unis en 1946 et vit désormais à Palm Springs (Californie). Au cours de ces entretiens, Klaus raconte son enfance dans le Berlin de la guerre et son quotidien dans cet hôpital où son père était pharmacien.
Un témoignage glaçant, magnifiquement mis en images par Gilad Seliktar, auteur de quatre romans graphiques déjà publiés en France, dont Ferme 54 sélectionné au Festival d’Angoulême 2009.
L’ouvrage comporte également un appareil critique de vingt pages avec un essai de Charlotte Schallié, l’universitaire canadienne qui a dirigé le projet, et une contribution de Aubrey Pomerance, responsable du service des archives du Jüdischen Museum Berlin de 2001 à 2026.
La bd « Nous ont-ils oubliés ? » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Nous ont-ils oubliés ? »
Été 1940 : la France est occupée. Certains pourtant refusent la fatalité : à Paris, au cœur du musée de l’Homme, quelques ethnologues se réunissent, bientôt rejoints par des gens de tous horizons ― avocats, religieuses ou garagistes. Autour de Boris Vildé, d’Anatole Lewitsky, d’Yvonne Oddon, ces visionnaires posent les bases de la lutte qui mènera à la Libération : évasions de prisonniers, passages vers l’Angleterre ou la zone libre, et publication d’un journal clandestin, Résistance. Mais ces insoumis de la première heure seront bientôt trahis, dénoncés à la Gestapo et, pour beaucoup d’entre eux, exécutés.
Avec Des Vivants, Raphaël Meltz et Louise Moaty proposent un scénario d’une grande richesse et d’une profonde intégrité : aucun dialogue n’a été inventé, les paroles prononcées par les personnages sont les leurs. Au terme d’une vaste plongée dans d’innombrables documents d’époque ― mémoires, lettres, témoignages, entretiens, journaux… ― ils composent ce récit en s’effaçant derrière la sincérité et la force de ces voix disparues. Simon Roussin, grâce à une mise en scène subtile et un dessin d’une grande maîtrise, redonne vie à ces fragments d’Histoire, déployant avec justesse tout leur souffle romanesque. Ensemble, ils composent une fresque puissante, rigoureuse et émouvante. Surgi très tôt, trop vite détruit, le réseau du musée de l’Homme est peu à peu sorti de la mémoire collective. Cet album hors normes, à la fois enquête historique, roman de guerre et épopée grandiose, rend ainsi hommage à des hommes et des femmes emportés un jour par cette injonction formidable : résister. Une folle audace autant qu’une évidence ; l’unique moyen, au-delà de tout, de rester vivants.
La bd « Des Vivants – Le réseau du musée de l’Homme, 1940-42 » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Des Vivants – Le réseau du musée de l’Homme, 1940-42 »
Des Vivants retrace l’histoire du réseau de résistance du Musée de l’Homme, actif entre 1940 et 1942. Lauréat du Prix Cases d’Histoire 2021 et du Prix du Jury au Festival d’Angoulême, cet album s’impose d’emblée comme une œuvre à part dans le paysage de la bande dessinée historique.
Raphaël Meltz et Louise Moaty ont relevé un défi rare : aucun dialogue n’a été inventé. Les paroles prononcées par les personnages (Boris Vildé, Anatole Lewitsky, Yvonne Oddon et leurs compagnons) sont les leurs, extraites de lettres, mémoires, témoignages et journaux d’époque. Ce parti pris narratif, loin de figer le récit, lui confère une densité émotionnelle saisissante. On n’assiste pas à une reconstitution : on entend des voix réelles résonner depuis l’abîme.
Du refus de l’armistice en juin 1940 aux condamnations du 17 février 1942, l’album suit pas à pas la structuration d’une résistance improvisée évasions, passages vers la zone libre, diffusion du journal clandestin Résistance, avant que trahisons et arrestations n’anéantissent le réseau.
Plutôt que de recourir à des teintes sépia ou à un réalisme convenu, Simon Roussin déploie une palette chromatique originale et immédiatement reconnaissable, qui confère à l’ensemble une atmosphère singulière. Ce choix créé une distance poétique qui préserve la dignité des disparus sans jamais verser dans la complaisance mémorielle.
Des Vivants renouvelle le genre de la bande dessinée historique en refusant tout héroïsme fabriqué. Indispensable aux amateurs d’histoire, mais tout autant à quiconque croit encore au pouvoir de la forme pour dire la résistance humaine.
Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale
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