Catégorie : Histoire

Dunkerque – Opération Dynamo

Album publié en 1974 aux éditions Hachette.


Résumé

La bande dessinée « Dunkerque : opération dynamo » de Pierre Dupuis, parue en 1974, met en lumière la résistance héroïque des troupes françaises et anglaises lors de la bataille de Dunkerque, pendant la Seconde Guerre mondiale.

Cette œuvre décrit comment, face à l’avancée nazie, les soldats alliés ont lutté pour permettre à un maximum d’entre eux de s’échapper par la mer, réussissant ainsi à sauver plus de 300 000 hommes des griffes de l’ennemi.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Une histoire du débarquement »

Le bd n’a pas encore lue.



Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Champs d’honneur – Dunkerque – Mai 1940

Album publié en 2017 aux éditions Delcourt.


Résumé éditeur

couverture bd Champs d'honneur - Dunkerque - Mai 1940

Ultime volet de la série historique en cinq tomes indépendants scénarisés par Thierry Gloris.

Leur lien : une bataille marquante. Chacune illustrera à sa manière la question suivante : que signifie « être français » ?

Pendant la campagne de France de 1940…

La défaite à Dunkerque est totale, tant d’un point de vue matériel que moral.

La ville est détruite et plus de mille civils sont tués en une seule journée.

Rarement dans l’Histoire, l’identité française a été si près de l’abîme.

Mais, par-delà la Manche, des hommes relèveront le flambeau de l’honneur perdu.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Une histoire du débarquement »


Dans « Champs d’honneur – Dunkerque – Mai 1940« , Thierry Gloris et Ramon Marcos convoquent le spectre de l’histoire avec une acuité visuelle et narrative qui nous transporte au cœur de l’évacuation de Dunkerque.

Les planches de Marcos, imprégnées de la lourde atmosphère du conflit, sont un écho viscéral aux mots de Gloris. Le scénariste, avec une main sûre, tisse des destinées individuelles au sein d’une fresque collective, nous rappelant que derrière chaque uniforme se cachait un homme, une peur, un espoir.

L’œuvre se distingue par sa capacité à humaniser la guerre. Gloris n’épargne pas son lecteur des horreurs du combat, mais il les contrebalance avec des moments de fraternité et de bravoure silencieuse. Le récit, loin d’être manichéen, explore les nuances du courage et de la terreur, dans un entre-deux où l’homme est confronté à la fragilité de sa condition.

Marcos, par ses dessins, ne se contente pas d’illustrer un script; il le transcende. Son trait, parfois abrupt, parfois d’une finesse saisissante, sert admirablement le propos, rendant palpable la tension et l’épuisement des soldats. Le choix de la palette de couleurs, dominée par des teintes sourdes, renforce l’impact du récit et nous plonge dans l’urgence et la désolation de l’époque.

Ce tome de « Champs d’honneur » est un exemple éloquent de la façon dont la bande dessinée peut s’approprier l’histoire et la remettre en perspective.

Gloris et Marcos ne se contentent pas de raconter un épisode de la Seconde Guerre mondiale ; ils nous invitent à le vivre, à le ressentir, à réfléchir sur l’humain dans ses heures les plus sombres.

Une œuvre à la fois didactique et émotionnelle, qui mérite sa place dans la bibliothèque de tout amateur d’histoire et de narration graphique.



Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Jean-Corentin Carré, L’enfant Soldat – Tome 3

Album publié en 2017 aux éditions Paquet.


couverture bd Jean-Corentin Carré, L’enfant Soldat - Tome 3

Fin 1916, après s’être battu une dernière fois dans l’enfer de Verdun, le jeune Jean-Corentin Carré est envoyé sur le front de Champagne avec sa section.

Sa notoriété du « Petit Poilu du Faouët » est grandissante et glorieuse. Mais son moral est au plus bas. Le garçon est de plus en plus noir.

Il se culpabilise d’être vivant, de voir ses camarades mourir sous ses yeux. Son rêve est de sortir de ces tranchées boueuses.

Quelques semaines passent, son général lui annonce bonne nouvelle. Sa demande de changement d’arme a été acceptée. Il va pouvoir intégrer une célèbre escadrille d’aviation et pouvoir se battre dans les airs !


C’est à Dijon puis à Étampes qu’il effectue son temps d’instruction dans l’aéronautique militaire. Le 23 juillet, il reçoit l’insigne d’élève pilote.

Le 3 octobre, le brevet de pilote de guerre (N°6642) lui est décerné à l’issue d’un stage au camp d’Avord. L’adjudant pilote carré est ensuite affecté à l’escadrille S.O.229, célèbre pour ses combats.

C’est avec elle qu’il se bat dans le ciel de la Meuse. Il effectue des vols de reconnaissance dans un premier temps et devient vite décoré pour avoir abattu 3 avions ennemis.

Mais ce 18 mars 1918, à l’aube, il trouve la mort héroïquement dans un combat aérien au dessus de Souilly. Jean-Corentin Carré est tombé dans un traquenard par quatre avions.

Cette action lui vaut une dernière citation à l’ordre de l’armée, cette fois-ci « S’est défendu énergiquement jusqu’à ce que son appareil soit abattu l’entraînant dans une mort glorieuse ».

Ainsi disparut à l’âge de 18 ans le « Petit Poilu du Faouët », l’un des plus jeunes soldats français de la Grande Guerre. Tout le monde le pleurait dans le pays. Les hautes autorités demandèrent qu’il soit enterré et porté au Panthéon. Un monument a été inauguré à ce jeune combattant juste avant la Seconde Guerre mondiale. Toutes les rues en Bretagne portent son nom. Jean-Corentin Carré est devenu un symbole et un exemple.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Jean-Corentin Carré, L’enfant Soldat – Tome 3 »

Dans le troisième volet de « Jean-Corentin Carré, L’enfant Soldat« , Pascal Bresson et Lionel Chouin clôturent avec brio la saga du plus jeune combattant de la Première Guerre mondiale.

Ce dernier opus, imprégné de l’atmosphère lourde des combats aériens et de la psyché torturée de son jeune héros, est une fenêtre ouverte sur les abysses de l’âme humaine confrontée à l’inhumanité de la guerre.

Le récit, qui nous transporte des tranchées boueuses aux cieux assiégés, est une étude minutieuse des conflits intérieurs et extérieurs. Jean-Corentin, le « Petit Poilu », évolue dans un monde où le patriotisme juvénile est aussi loué que mis à l’épreuve. La narration de Bresson, précise et poignante, s’accompagne parfaitement des illustrations de Chouin, dont le trait saisit avec acuité les détails de cette époque sombre.

extrait Jean-Corentin Carré, L’enfant Soldat - Tome 3

Le tome s’achève sur la mort tragique du protagoniste, qui, bien que prévisible, n’en est pas moins déchirante. L’auteur ne cherche pas à glorifier la guerre; au contraire, il présente un personnage profondément humain, héros malgré lui, pris dans les machinations d’un conflit qui dépasse son entendement et sa jeune vie.

Les auteurs réussissent le tour de force de rendre hommage à ce soldat sans pour autant tomber dans l’hagiographie. Ils nous présentent un jeune homme courageux et complexe, dont le destin tragique souligne l’absurdité de la guerre.

Ce tome est une réussite tant sur le plan narratif que graphique, offrant une conclusion mémorable et touchante à la série. C’est une œuvre qui mérite sa place non seulement dans les bibliothèques de bande dessinée mais aussi dans les discussions sur la représentation de l’histoire et de la jeunesse dans l’art.



Lieu visité par la bd en Bretagne

Jean-Corentin Carré, L’enfant Soldat – Tome 2

Album publié en 2017 aux éditions Paquet.


Verdun 1916, côte 321.

Après avoir subi de terribles revers, les soldats français se battent avec acharnement pour refouler l’ennemi à leur point de départ.

C’est une guerre où chacun doit reprendre sa propre tranchée. Jean-Corentin Carré, toujours volontaire pour les missions périlleuses, est apprécié de ses hommes.

Il est nommé pour une seconde citation au mérite en sauvant au périple de sa vie une grande partie des ses poilus d’une mort annoncée.

Pour ce jeune garçon et pour bien d’autres, Verdun reste la plus emblématique, la plus traumatisante des batailles de cette Grande Guerre.

Il a de plus en plus l’impression de devenir une machine à tuer du Boche, l’impression aussi de devenir une bête à tranchée, l’animal qu’on pousse à l’abattoir !

Jean-Corentin Carré prend soudainement conscience que sa place n’est plus dans ces lieux où l’enfer et la mort rôdent. Il veut retrouver sa place d’enfant, retourner étudier à l’école et vivre normalement, comme un gosse de son âge.

Surtout, il tient plus que tout à retrouver sa véritable identité, son vrai nom JEAN-CORENTIN CARRÉ, au lieu de son nom d’emprunt AUGUSTE DUTHOY, qu’il considère comme un nom d’assassin…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Jean-Corentin Carré, L’enfant Soldat – Tome 2 »

Dans « Jean-Corentin Carré, L’enfant Soldat – Tome 2« , Pascal Bresson poursuit avec brio la narration graphique de la jeunesse tragiquement héroïque de Jean-Corentin Carré dans le chaos de la Grande Guerre.

Le récit, ancré dans les tranchées boueuses de Verdun, est une fenêtre ouverte sur la psyché d’un adolescent combattant, dont la bravoure dépasse l’entendement et défie les horreurs de la guerre.

Bresson tisse une trame où l’historicité et la fiction se rencontrent pour honorer la mémoire collective.

Le dessin de Lionel Chouin, aux traits aussi précis que douloureux, ne se contente pas d’illustrer la guerre ; il la rend palpable, presque insoutenable, nous forçant à ne pas détourner le regard de ce que fut ce conflit dévastateur.

Le jeune Jean-Corentin, dans son uniforme bien trop grand pour son âge, incarne cette innocence perdue, cet élan patriotique qui a poussé tant de jeunes à une fin prématurée.

La série trouve son équilibre dans la dualité de sa narration : elle oscille entre l’admiration pour le courage des soldats et une critique acerbe de l’absurdité de la guerre. Si l’on peut parfois reprocher à Bresson une idéalisation de son protagoniste, c’est peut-être pour mieux souligner la perte de l’humanité dans ce gâchis de vie. Car au-delà de la biographie, c’est bien une allégorie de la guerre et de ses démons que l’auteur nous offre.

« Jean-Corentin Carré, L’enfant Soldat – Tome 2 » est donc plus qu’une simple bande dessinée ; c’est un hommage graphique, un morceau d’histoire narré avec émotion et respect, mais également une réflexion sur la guerre et ses jeunes victimes.

Il nous rappelle que le devoir de mémoire passe aussi par ces récits dessinés, capables de toucher l’esprit et le cœur des générations futures.



Lieu visité par la bd en Bretagne

Missak Manouchian – Une vie héroïque

Publié aux éditions Les Arènes en 2024.


Découvrez la vie de Missak Manouchian, résistant étranger mort pour la France.

couverture bd Missak Manouchian - Une vie héroïque

« Ma chère Mélinée, ma petite orpheline bien-aimée,Dans quelques heures, je ne serai plus de ce monde.

On va être fusillés cet après-midi à 15 heures. Cela m’arrive comme un accident dans ma vie, je n’y crois pas, mais pourtant, je sais que je ne te verrai plus jamais.

Que puis-je t’écrire, tout est confus en moi et bien clair en même temps. […] Au moment de mourir je proclame que je n’ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit, chacun aura ce qu’il méritera comme châtiment et comme récompense. […]Je mourrai avec mes 23 camarades tout à l’heure avec le courage et la sérénité d’un homme qui a la conscience bien tranquille, car personnellement je n’ai fait mal à personne et si je l’ai fait, je l’ai fait sans haine. »

Extrait de la lettre de Missak Manouchian à sa femme Mélinée.

Le 21 février 1944, Missak Manouchian et vingt et un membres de son groupe de Résistance sont fusillés dans la clairière du Mont-Valérien. Rescapé du génocide arménien, orphelin, apatride, poète, résistant, amoureux de vivre à en mourir, voici son histoire. Une vie héroïque!

Le 21 février 2024, Missak Manouchian entre au Panthéon. Cet album est complété par un dossier réalisé par Denis Peschanski sur le rôle décisif des étrangers dans la Résistance.

couverture bd Ivanhoé Tome 3

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Missak Manouchian mort pour la France »

La bande dessinée « Missak Manouchian – Une vie héroïque », écrite par Didier Daeninckx et illustrée par Mako, offre une immersion graphique dans l’épopée tragique d’un héros méconnu de la Résistance française.

L’œuvre, enrichie par un dossier historique de Denis Peschanski, se présente non seulement comme un récit biographique mais aussi comme un hommage vibrant à la lutte contre l’oppression et le fascisme.

Dans les traits épais et les ombres marquées de Mako, on découvre le visage d’un homme, Manouchian, dont l’existence se confond avec l’Histoire avec un grand H. L’artiste parvient à capturer l’essence d’une époque révolue, offrant une fenêtre sur les aspirations et les désillusions d’un combattant de l’ombre.

Les reproductions d’affiches d’époque insérées parmi les planches renforcent l’authenticité historique et plongent le lecteur dans le contexte sociopolitique de la France occupée.

Didier Daeninckx, avec une plume respectueuse et documentée, trace le portrait d’un homme animé par la poésie et la justice, dont l’engagement indéfectible envers la liberté se heurte à la brutalité d’une guerre qui n’épargne ni les rêves ni les poètes. L’écriture est à la fois sobre et poignante, incarnant la voix d’un résistant qui a lutté non seulement avec des armes mais aussi avec des mots.


Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Manouchian

Publié aux éditions Dupuis en 2024.


Torturé puis fusillé le 21 février 1944 avec 22 autres membres de son groupe Francs-Tireurs et Partisans – Main-d’oeuvre immigrée (FTP-MOI), le poète, ouvrier et militant communiste Missak Manouchian va devenir un symbole de la Résistance intérieure française. Un martyr que le peuple opprimé n’oubliera jamais.

Cette exécution, très médiatisée par les Allemands à travers la fameuse Affiche rouge, servira de propagande nazie pour déstabiliser et décrédibiliser la Résistance face au peuple français.

Un destin hors du commun qui prend une nouvelle ampleur en février 2024 avec l’entrée de Missak et Mélinée, son épouse, au Panthéon.

Première collaboration de J.-D. Morvan et du dessinateur arménien Thomas Tcherkézian, qui nous narrent le destin incroyable et tragique de Missak Manouchian et son groupe de résistants, exécutés par l’occupant allemand en février 1944.

couverture bd Ivanhoé Tome 3

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Manouchian »

La bd sort le 16 février.


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La Rafle d’Izieu

Publié aux éditions La Boite à Bulles en 2024.


Le 6 avril 1944, un détachement de la Wehrmacht mené par la Gestapo arrête les 45 enfants de la colonie d’Izieu et les 7 adultes. Seul un enfant et un adulte survivront…

Début 1943, Sabine et Miron Zlatin avaient créé à Izieu, dans l’Ain, une colonie pour accueillir et protéger des enfants juifs, en zone italienne.

Mais le 8 septembre 1943, l’armée italienne capitule face aux Alliés et laisse sa place aux troupes allemandes dans le Sud-Est de la France.


Début 1944, les signaux d’alarme se multiplient avec des arrestations à Chambéry et aux alentours et avec le remplacement du sous-préfet de Belley, protecteur de la colonie.

Mais avant que la colonie ne soit effectivement dispersée, le 6 avril 1944, débarquent un détachement de la Wehrmacht et 3 officiers SS qui embarquent sans ménagement les quarante-cinq enfants et les sept adultes de la colonie.


Seul échappe à la rafle Léon Reifman qui a pu sauter par la fenêtre et trouver refuge chez les voisins, les Perticoz. Ces derniers ont eux-mêmes assisté, impuissants, à la rafle…

Ils ne comprennent pas  : pourquoi s’en prendre ainsi à des enfants  ? Qui a bien pu attirer l’attention de Klaus Barbie et de ses sbires sur cette paisible colonie  ? Y aurait-il eu dénonciation  ?

Pendant ce temps, les enfants sont emmenés à Lyon puis Drancy avant leur déportation et leur extermination. 

couverture bd Ivanhoé Tome 3

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Rafle d’Izieu »

Pascal Bresson nous livre avec « La Rafle d’Izieu » une bande dessinée à la fois poignante et essentielle, magnifiquement illustrée par Giulio Salvadori.

Cet ouvrage revient sur l’une des tragédies les plus déchirantes de la Seconde Guerre mondiale : la rafle du 6 avril 1944, où 44 enfants juifs et leurs éducateurs furent déportés vers Auschwitz.

À travers une narration fluide et des dialogues percutants, Bresson parvient à capturer l’horreur et l’injustice de cet événement tout en rendant hommage à la mémoire des victimes.

La structure narrative est particulièrement efficace, alternant entre les événements de 1944 et le procès de Klaus Barbie. Cette approche permet de mettre en lumière non seulement la cruauté des actes perpétrés mais aussi la résilience et le courage des survivants. Les témoignages des témoins et des voisins sont poignants, ajoutant une profondeur émotionnelle qui résonne longtemps après la lecture​.

Le style visuel de Salvadori, avec sa simplicité et sa délicatesse, contraste avec la gravité du sujet, rendant les scènes encore plus percutantes.

« La Rafle d’Izieu » n’est pas seulement une œuvre mémorielle, mais un rappel puissant de l’importance de se souvenir et de transmettre l’histoire aux générations futures​.


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La Bataille de Lyon – 1939-1945

Bande dessinée publiée en 2000 aux éditions des Traboules.


1939-1945 : Pour la seconde fois dans le siècle un vent de folie souffle sur l’Europe. Rapidement la France est vaincue. Lyon dans son malheur a quand même la chance de se retrouver dans cette zone dite libre qui ne sera jamais que la zone non occupée.

Alors la ville verra arriver les derniers gens de presse qui chercheront encore à s’exprimer librement. Elle deviendra une halte obligatoire pour les grands résistants D’Astier de la Vigerie, Frenay, les Aubrac, le malheureux J. Moulin et bien d’autres que nous n’avons pas pu citer faute de place.

Ainsi l’ancienne capitale des Gaules se retrouvera Capitale de la Résistance. Puis l’ennemi occupera le reste du pays ; l’ombre sinistre de Barbie planera entre Montluc et le siège de la Gestapo.

Mais la ville des secrets des brouillards et des Traboules organisera la riposte alors même que ses premiers martyrs tombaient au coin des rues.

Et puis les temps changent, c’est la déroute chez l’ennemi. Enfin un certain 2 septembre 1944 un rayon de soleil perce le brouillard lyonnais.

Dans ces 44 pages de bandes dessinées nous avons simplement voulu relater le déroulement des principaux faits qui ont marqué la région lyonnaise durant cette période troublée.

Nous avons tenu à respecter le plus rigoureusement possible la chronologie des événements… Depuis le jour où les Français pensèrent  » ça devait arriver « , jusqu’à celui où, comptant leurs morts et ceux qui avaient échappé à la fumée des camps, ils crièrent peut-être en vain  » plus jamais ça « .

couverture bd Ivanhoé Tome 3

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Bataille de Lyon – 1939-1945 »

La bd n’a pas été lue.


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Simone – Tome 2

Publié aux éditions Glénat en 2024.


Tu entres par la porte mais tu sortiras par la cheminée !

Le destin hors du commun d’une résistante déportée.

couverture bd Simone - Tome 2

En 1972, la télévision affiche le portrait d’un vieil homme, et cherche des témoins qui pourraient reconnaître en lui un nazi recherché depuis la fin de la guerre : Klaus Barbie

En le voyant, Simone Lagrange, 42 ans, est d’abord interloquée, avant de voir ressurgir un douloureux passé.

Cet homme, elle le reconnait. Chef de la Gestapo de Lyon, il fut son tortionnaire à partir du 6 juin 1944. Elle se souvient de la jeune fille qu’elle était, du basculement de la France vers le régime de Vichy, de son arrivée à la prison de Montluc et des sévices endurés avant d’être envoyée au camp de Drancy, antichambre d’Auschwitz…  

Le terrible mécanisme de persécution et de déshumanisation est mis à nu dans ces pages les plus sombres de l’histoire de Simone.

C’est le récit d’une femme dotée d’une volonté d’acier mais aussi de résilience, qui deviendra un témoin clé dans le procès contre celui qu’on surnommait « le boucher de Lyon ». Ayant fui en Amérique du Sud après la guerre, il sera retrouvé en Bolivie sous une fausse identité. Quand les médias s’emparent de l’affaire, la parole de Simone est d’abord mise en doute, mais elle ne renoncera pas, comme elle n’a jamais renoncé dans les camps de la mort.

Triptyque historique qui revient sur l’histoire d’une résistante française, déportée à Birkenau, autant que sur le déroulement du procès historique de Barbie, ce biopic bouleversant, arrive à décrire l’indicible à travers un langage visuel subtil. Un témoignage fort et puissant qui confirme le talent des auteurs d’Irena.

couverture bd Ivanhoé Tome 3

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Simone – Tome 2 »

Dans « Simone – Tome 2« , Jean-David Morvan et David Evrard continuent de tisser la toile complexe et résolument humaine de l’histoire de Simone Lagrange, figure de résistance et de survie.

Le récit, ancré dans la mémoire collective, est ici sublimé par une narration graphique qui confronte le lecteur à l’indicible. La bande dessinée, loin de se cantonner à un simple exercice de style, devient un vecteur d’émotions brutes et de vérités historiques.

Le trait d’Evrard, tout en nuances et en force, porte les réminiscences d’une époque marquée par l’inhumanité, tout en capturant les moments d’une lutte intime pour la dignité. L’illustration ne se dérobe pas devant la cruauté des faits ; elle les rend palpables, insufflant une nouvelle dimension à la compréhension de l’horreur mais aussi de la résilience.

Le scénario de Morvan, d’une précision délicate, offre une structure à la fois didactique et profondément respectueuse de son sujet. Le deuxième opus confirme l’intention pédagogique de cette trilogie annoncée et renforce son statut d’œuvre nécessaire à la transmission de la mémoire.

Ce n’est pas un simple récit de faits, c’est une exploration de la condition humaine sous ses aspects les plus sombres et les plus lumineux.

« Simone – Tome 2 » est une réussite qui rend hommage à la complexité de la vie de cette femme extraordinaire, tout en invitant le lecteur à un acte de souvenir actif et engagé.



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Avec le Maréchal Leclerc

Bande dessinée publiée en 2017 aux éditions du Triomphe.


 Comment cet obscur capitaine au début de la 2nde Guerre mondiale est-il devenu le glorieux général de la 2e DB qui a paraphé pour la France la capitulation japonaise ?

 Refusant de baisser les armes lors de l’armistice, il gagne Londres et se retrouve chargé du ralliement de l’Afrique équatoriale française à la France Libre.

À force d’énergie, Leclerc participe à la libération du territoire et est ainsi considéré comme ayant lavé l’affront de la défaite de 1940.

Grillant la politesse aux Américains, il pénètre même dans le Berghof, le chalet bavarois où Hitler aimait séjourner. Le 26 août 1944, il est aux cotés du général de Gaulle pour descendre triomphalement l’avenue des Champs Elysées.

De Philippe de Hautecloque à « Leclerc », voilà la biographie d’un grand homme de guerre qui eut une remarquable trajectoire militaire.

La Fondation Maréchal Leclerc  a voulu honorer cette année, soixante-dix ans après sa mort, la mémoire de Philippe de Hautecloque (1902-1947).

Une BD pour rendre hommage au libérateur de Paris disparu tragiquement.

couverture bd Ivanhoé Tome 3

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Avec le Maréchal Leclerc »

Dans les méandres de la Seconde Guerre mondiale, la bande dessinée « Avec le Maréchal Leclerc » ressuscite avec brio le parcours héroïque du Maréchal Leclerc, figure emblématique de la libération de la France.

À travers les pinceaux de Guillaume Berteloot et la plume de Patrick de Gmeline, ce roman graphique n’est pas qu’un simple hommage à un héros national; c’est une immersion dans l’esprit d’une époque qui a redéfini les contours de notre nation.

Le trait précis et dynamique de Berteloot capture avec une intensité palpable les scènes de batailles, les stratégies militaires et les moments d’intimité qui ponctuent le récit. L’illustration, loin d’être une simple toile de fond, joue un rôle prépondérant dans la narration, accentuant la tension dramatique et les élans émotionnels des protagonistes.

extrait bd Avec le Maréchal Leclerc

Patrick de Gmeline, connu pour son approche rigoureuse de l’histoire, tisse une trame narrative où la précision des faits historiques ne cède en rien à la fluidité du récit. Le scénario, dense et bien mené, permet au lecteur non seulement de suivre avec intérêt les péripéties du Maréchal mais aussi de comprendre les enjeux politiques et humains de l’époque.

Cette œuvre, tout en rendant un vibrant hommage à Philippe de Hautecloque, met en lumière les sacrifices de ceux qui ont lutté dans l’ombre de ce géant de la libération. L’affront de la défaite de 1940, lavé par les efforts de Leclerc, est dépeint avec une justesse qui honore la mémoire collective.

« Avec le Maréchal Leclerc » est une réussite, une pièce de mémoire qui enrichit le panthéon graphique dédié à notre histoire contemporaine. Elle se lit avec le respect dû aux héros, mais aussi avec la fascination pour l’art du roman graphique qui sait, en quelques coups de crayon et bulles de dialogue, capturer l’essence d’une époque révolue mais jamais oubliée.


Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale