Catégorie : Classique Du 20ème Siècle

Les Piliers de la Terre – Tome 1 – Le Rêveur de cathédrales

Album « Les Piliers de la Terre – Tome 1 » publié en 2023 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

D’après l’œuvre de Ken Follett publiée en 1989.

couverture bd Les Piliers de la Terre - Tome 1

Au temps des bâtisseurs de cathédrales : redécouvrez la fresque monumentale de Ken Follett dans une saga épique en bande dessinée.

Angleterre, XIIe siècle. Dans un royaume en perdition, morcelé par la guerre et affaibli par la famine, Tom, modeste maître bâtisseur, rêve de construire, un jour, la plus grandiose des cathédrales…

Après avoir perdu son épouse et son nouveau-né durant un hiver des plus rudes, il échappe de peu à une mort certaine grâce à la troublante Ellen.

Cette jeune femme rebelle et solitaire, vivant repliée dans la forêt avec son fils Jack, deviendra sa compagne. Ensemble, ils prendront la route, bravant le froid et la misère.

Pendant ce temps, le nourrisson abandonné est recueilli par une communauté de moines en proie à une véritable crise religieuse…

Didier Alcante (La BombeXIII Mystery) et Steven Dupré (Kaamelott, aux éditions Casterman) inaugurent avec ce premier album une adaptation magistrale du célébrissime roman historique de Ken Follett, prévue pour se décliner en une série ambitieuse de six volumes !

Il n’en faudra pas moins pour se (re)plonger dans l’univers de cette saga médiévale épique consacrée aux premiers bâtisseurs de cathédrales. Une histoire aux multiples rebondissements déjà déclinée en série télévisée sous la houlette de Ridley Scott, en jeu vidéo, et même en comédie musicale !

Il ne manquait qu’au Neuvième Art de s’emparer de la destinée de ces personnages tant aimés du grand public : le prieur Philip, la jeune chatelaine Aliena, l’archidiacre Waleran ou encore l’infâme William… Admirateur inconditionnel de Ken Follett, Didier Alcante adapte avec passion et une redoutable efficacité cette épopée monumentale au langage de la bande dessinée, que Steven Dupré enrichit grâce à sa science de la mise en scène et sa générosité dans les détails. L’album se fonde aussi sur un travail documentaire extrêmement précis et rigoureux supervisé par le Docteur en Histoire de l’Université de Namur Nicolas Ruffini-Ronzani.

Un premier tome à la hauteur du chantier colossal que représente cette adaptation littéraire, qui a reçu l’approbation enthousiaste de Ken Follett lui-même, auteur d’une préface inédite exceptionnelle pour l’occasion.

couverture bd Ivanhoé Tome 3

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Piliers de la Terre – Tome 1 »

« Les Piliers de la Terre – Tome 1 », sous la plume et le pinceau de Didier Alcante et Steven Dupré, est une adaptation qui ne se contente pas de transposer, mais de réinterpréter avec brio l’œuvre de Ken Follett en bande dessinée. Les auteurs s’emparent avec une remarquable dextérité narrative et graphique de l’histoire épique qui a captivé des millions de lecteurs.

Le premier tome, souvent piège pour les adaptations, s’érige ici en modèle du genre : les personnages sont campés avec une efficacité redoutable, leur donnant une nouvelle vie sans trahir leurs essences originelles. La critique ne peut qu’être élogieuse devant la capacité de cette bande dessinée à capturer l’ampleur dramatique de l’Angleterre du XIIe siècle, avec ses bâtisseurs de cathédrales, ses guerres et ses famines.

La fidélité au texte de Follett est palpable, mais c’est dans l’espace laissé à l’interprétation visuelle que cette œuvre excelle. Le trait de Dupré donne corps et âme à ce récit, tandis que la trame d’Alcante tisse les fils d’une histoire déjà connue en une tapisserie digne du Neuvième Art.

extrait Les Piliers de la Terre - Tome 1

Pour un non-initié au roman, cette adaptation ouvre les portes d’un monde historiquement riche et narrativement complexe. Pour le connaisseur, elle offre une relecture visuelle qui enrichit l’expérience originale.

« Les Piliers de la Terre – Tome 1 » est une œuvre à dévorer, une invitation à redécouvrir une saga épique à travers le prisme d’un médium où le visuel s’allie au texte pour élever la narration à une nouvelle dimension.

C’est un triomphe pour l’adaptation littéraire en bande dessinée.


Un monde oublie – Tome 2

Album « Un monde oublié – Tome 2 » publié en 2024 aux éditions Glénat.


Résumé

D’après l’œuvre Edgar Rice Burroughs publiée en 1918.

Quand les dinosaures régnaient sur la Terre…

couverture bd Un Monde Oublié

Découvrez le captivant récit de « Un Monde Oublié« , tiré du manuscrit de Bowen J. Tyler, jeté dans les eaux glacées de l’océan Antarctique.

Ce récit épique, situé en 1916 en pleine tourmente de la Première Guerre Mondiale, vous entraîne dans une aventure hors du commun.

Après deux naufrages successifs et une errance sous-marine, Bowen Tyler, ingénieur naval, Miss Lys La Rue, ainsi que les membres des équipages anglais et allemand rescapés, se retrouvent sur l’île mystérieuse de Caspak.

Cet endroit, épargné par l’évolution des espèces, est peuplé de créatures fascinantes et terrifiantes.

Dinosaures, ptérodactyles, et autres spécimens antédiluviens parsèment ce récit d’aventures où le danger est omniprésent. Les émotions fortes sont au rendez-vous : émerveillement, peur et horreur s’entremêlent dans cette lutte pour la survie.

Publié pour la première fois en 1918, « Un Monde Oublié » est le premier tome d’une série littéraire qui explore les thèmes captivants des mondes perdus et de l’évolution. Composé de trois longues nouvelles, ce cycle n’a été publié en français que dans les années 1980. Son auteur, Edgar Rice Burroughs (1875-1950), célèbre créateur des aventures de Tarzan, s’est également illustré comme un pionnier du genre science-fiction, notamment avec « La Princesse de Mars » et « Au cœur de la Terre ».

« Un Monde Oublié« , contemporain du « Monde Perdu » d’Arthur Conan Doyle, partage avec ce dernier une thématique similaire et s’inscrit comme une source d’inspiration évidente pour des œuvres telles que « Jurassic Park ».

Plongez dans cette épopée intemporelle et redécouvrez un classique méconnu de la science-fiction.

couverture bd Ivanhoé Tome 3

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Un monde oublié – Tome 2 »


Dans Un monde oublié – Tome 2, Éric Corbeyran nous entraîne avec maestria dans un univers primitif fascinant, où danger et mystère s’entrelacent pour former une épopée immersive. Fidèle à l’esprit de l’œuvre originale de Edgar Rice Burroughs, cet album dépeint l’île de Caspak, un lieu oublié du temps, où créatures préhistoriques et hommes primitifs coexistent dans une harmonie troublante.

Le scénario, précis et bien rythmé, maintient une tension constante, chaque page dévoilant de nouveaux défis pour les protagonistes, confrontés à des périls souvent inattendus. L’intrigue se déploie sans temps mort, entraînant le lecteur dans un tourbillon d’action et de découvertes. Éric Corbeyran réussit à donner vie à cet environnement hostile tout en respectant la richesse narrative du matériau d’origine.

Graphiquement, Gabor excelle dans la représentation de ce monde sauvage. Son dessin est dynamique et détaillé, chaque créature, chaque paysage, est magnifiquement rendu, créant un véritable spectacle visuel. Les couleurs, signées The Tribe et Hiroyuki Oshima, ajoutent profondeur et atmosphère, plongeant le lecteur dans l’étrangeté de Caspak avec une palette évocatrice et envoûtante.

Un monde oublié – Tome 2 est une réussite indéniable qui séduira les amateurs d’aventures et les passionnés de mondes exotiques. Un voyage captivant au cœur de l’inconnu. Une belle adaptation de roman en BD.

Un monde oublié – Tome 1

Album « Un monde oublié – Tome 1 » publié en 2023 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

D’après l’œuvre Edgar Rice Burroughs publiée en 1918.

Quand les dinosaures régnaient sur la Terre…

couverture bd Un monde oublié - Tome 1

Un monde oublié est le récit tiré du manuscrit, écrit et jeté dans l’océan antarctique par Bowen J. Tyler : en 1916, en pleine guerre mondiale, à la suite de deux naufrages consécutifs et par suite d’une navigation sous-marine aléatoire, Bowen Tyler, un ingénieur de marine, miss Lys La Rue et les membres anglais et allemands, forcément antagonistes, rescapés des équipages naufragés, pénètrent au coeur de l’île de Caspak, île que l’évolution des espèces n’a absolument pas touchée.

Leurs rencontres avec d’étonnantes créatures antédiluviennes – dinosaures, ptérodactyles, etc. – seront aussi dangereuses qu’extraordinaires.

L’étonnement, puis la peur et l’horreur ne tarderont pas à se faire jour…


Paru initialement en 1918, Un monde oublié est le premier volet d’un cycle littéraire qui revisite les thèmes du monde perdu et de l’évolution.

Ce cycle se compose de trois longues nouvelles, dont la première publication en français ne date que des années 1980. Edgar Rice Burroughs, né à Chicago (1875-1950), est plus connu aujourd’hui comme le créateur des aventures de Tarzan.

Pourtant les œuvres de science-fiction de ce grand précurseur dans le genre Planet opéra (La Princesse de Mars, Au cœur de la Terre, Un monde oublié…) méritent amplement d’être redécouvertes.

Contemporain du Monde perdu d’Arthur Conan Doyle à la thématique similaire, Un monde oublié partage avec ce dernier titre de n’être ni plus ni moins que la matrice évidente de Jurassic Park.

couverture bd Ivanhoé Tome 3

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Un monde oublié – Tome 1 »


Dans « Un monde oublié – Tome 1 », Corbeyran et Gabor nous convient à une odyssée graphique saisissante, où la guerre et l’aventure se heurtent à l’immuabilité d’une île hors du temps. La tension narrative, savamment tissée, capte immédiatement l’attention, tandis que les illustrations nous transportent dans un passé préhistorique fascinant.

extrait bd un monde oublié

Les nuances des personnages, échoués entre deux époques, offrent une riche toile de fond pour une histoire de survie et de conflit. C’est un récit de juxtapositions : la technologie contre la nature, la coopération contre le conflit, le connu contre l’inconnu.

Le tome 1 se termine sur une note qui laisse le lecteur dans un suspens insoutenable, désireux de dévorer la suite. L’œuvre s’impose comme un vibrant hommage à Burroughs, tout en apportant une fraîcheur moderne qui rend l’histoire accessible à un nouveau public.

Cette bande dessinée est une réussite, conjuguant avec habileté classicisme du récit d’aventure et modernité du traitement graphique.

La neige était sale

Album « La neige était sale » publié en 2024 aux éditions Dargaud.


Résumé éditeur

D’après l’œuvre de Georges Simenon publiée 1948.

couverture bd La neige était sale

Frank est le fils de Lotte, tenancière de la maison close que fréquentent les forces d’occupation de cette ville moyenne d’Europe de l’Est jamais nommée, figée dans les pénuries, le froid et la sourde horreur des années de guerre.

Il a 17 ans et les filles n’ont plus de secrets pour lui, puisqu’il a les pensionnaires de sa mère à disposition.

Sans savoir ce qu’il cherche, Frank se laisse glisser sur la pente du banditisme, assassine, sans raison matérielle ni patriotique, un occupant particulièrement répugnant, vole et tue une vieille femme qu’il connaît depuis l’enfance, et plonge dans un avilissement que seule éclaire l’image idéalisée de Sissy, sa chaste voisine, éperdument amoureuse de lui.

La déchéance volontaire peut-elle conduire à la rédemption ? C’est la question lancinante que soulève La neige était sale, le grand roman existentialiste de Georges Simenon, adapté avec brio par Jean-Luc Fromental et Bernard Yslaire.

couverture bd Ivanhoé Tome 3

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La neige était sale »

Pas encore d’avis sur la bande dessinée qui paraitra en janvier 2024.

On peut dire du roman, « La Neige était sale« , que c’est une œuvre majeure de Georges Simenon, éloignée de ses habituels récits policiers.

Publié en 1948, ce roman plonge dans les abîmes de la moralité et de la survie humaine. Il se déroule dans une ville probablement sous occupation pendant la Seconde Guerre mondiale.

Simenon, qui fut témoin de l’occupation nazie, retranscrit une atmosphère oppressante dans son roman..

Le personnage principal, Frank Friedmaier, vit dans l’ombre de sa mère, une prostituée.

Son existence se déroule au-dessus d’un bordel. Ce cadre sordide forge son parcours vers la criminalité.

Frank commet un meurtre sans raison apparente, un acte qui déclenche une série de conséquences tragiques.

couverture originale 1948 "la neige était sale"
Couverture 1948

Ce roman explore la survie dans un monde où les repères moraux sont bouleversés. La guerre et l’oppression façonnent les choix des personnages. Ils doivent naviguer dans un univers où le bien et le mal sont indistincts. Simenon utilise un style direct et dépouillé, accentuant la dureté du récit. La prose est sans fioritures, rendant l’histoire plus percutante.

extrait bd La neige était sale

« La Neige était sale » est un miroir des dilemmes moraux et des défis de survie de l’époque. Il interroge sur la nature de l’humanité dans des circonstances extrêmes. Le roman est un appel à la réflexion sur les choix difficiles en temps de conflit. C’est une œuvre qui reste pertinente, évoquant les thèmes universels de l’humanité face à l’adversité.

L’adaptation de « La Neige était sale » en bande dessinée présente certains défis, notamment en raison de sa complexité narrative et de ses thèmes matures, c’est également une opportunité d’explorer l’histoire sous un nouvel angle visuel et de la rendre accessible à un nouveau public.

Verdict dans quelques semaines sur cette œuvre du 20ème siècle….

Le temps des amours

Album publié en 2018 aux éditions Grand Angle.


Résumé éditeur

couverture bd Le temps des amours

Marcel a déjà découvert les belles amitiés. Celle avec Lilli des Bellons dans ses chères collines et celles avec ses camarades du lycée Thiers de Marseille.

Il lui reste à faire l’apprentissage de l’amour. D’abord avec Isabelle, la fille d’un poète fantasque et raté, une gamine à qui il cède tout et est prêt à se ridiculiser.

Puis avec la belle Clémentine, une jeune danseuse. Mais c’est aussi le moment pour Pagnol de faire la découverte de ce qui sera l’amour de sa vie : l’écriture.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le temps des amours »

Dans « Le Temps des Amours » de Marcel Pagnol, Serge Scotto et ses collaborateurs nous invitent dans un voyage visuel à travers les souvenirs d’enfance ensoleillés de Pagnol. Cette œuvre, qui mêle nostalgie et tendresse, se présente non seulement comme un hommage à l’écrivain provençal, mais aussi comme une renaissance artistique de son univers.

Dès les premières pages, on est frappé par la vivacité des illustrations. L’artiste capte avec brio l’essence de la Provence, ses paysages lumineux et ses villages pittoresques, offrant un cadre presque tangible à l’histoire. Les personnages, dessinés avec soin, portent en eux l’expressivité et la chaleur humaine caractéristiques des récits de Pagnol. Leurs expressions, tantôt joyeuses, tantôt mélancoliques, sont un miroir fidèle des émotions complexes de l’enfance.

Le défi de toute adaptation réside dans la fidélité au texte original, et ici, Scotto excelle. L’histoire, bien que condensée, reste fidèle à l’esprit de Pagnol. L’humour et la simplicité de la narration font écho à la voix de l’auteur, tout en apportant une touche de modernité qui rend l’œuvre accessible à un public contemporain. Les dialogues, savoureux et authentiques, sont un régal pour l’esprit et pour l’oreille intérieure.

Mais c’est dans la gestion du rythme que cette adaptation brille particulièrement. Les transitions entre les scènes sont fluides, et le découpage des planches sert admirablement le récit. L’équilibre entre textes et images est maîtrisé, permettant au lecteur de s’immerger pleinement dans l’histoire sans jamais se sentir perdu.

« Le Temps des Amours » en bande dessinée est une réussite. Elle offre non seulement une porte d’entrée vers l’univers de Pagnol pour les néophytes, mais sert également de complément visuel riche pour ceux déjà familiers avec son œuvre.

Le temps des secrets

Album publié en 2017 aux éditions Grand Angle.


Résumé éditeur

Pour le jeune Marcel, c’est le moment des grands changements. Les vacances à la Bastide Neuve continuent, mais elles ne sont plus tout à fait les mêmes.


Lili des Bellons doit travailler aux champs et les journées passées à courir dans la garrigue paraissent bien loin.


Puis vient le temps de la rentrée, l’arrivée en sixième au lycée Thiers de Marseille, où le futur Académicien découvre un nouveau monde, « loin » de sa famille.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le temps des secrets »

« Le Temps des Secrets » de Serge Scotto se distingue comme une pépite d’or, éclatante de nostalgie et d’une tendre humanité. Adaptation de l’œuvre intemporelle de Marcel Pagnol, cette bande dessinée est bien plus qu’un simple transfert d’un médium à un autre ; elle est une renaissance, un souffle nouveau insufflé dans les mémoires d’une enfance provençale.

Dès les premières pages, Scotto nous capture avec son pinceau délicat, traçant non seulement les images, mais aussi les ombres et les lumières d’un passé à la fois lointain et étonnamment proche.

Chaque case de la bande dessinée est un tableau, où les couleurs jouent entre elles pour recréer l’atmosphère chaleureuse et lumineuse du Midi de la France.

L’artiste ne se contente pas de dessiner des scènes ; il peint des émotions, des souvenirs, des moments suspendus dans le temps.

Le scénario, fidèle à l’esprit de Pagnol, est un hommage à la langue, au terroir, à l’enfance. Les dialogues, savoureusement authentiques, sont un ballet de mots où l’humour côtoie l’émotion. Scotto ne se contente pas de raconter une histoire ; il nous invite à la vivre, à ressentir les joies simples et les peines universelles de l’enfance.

Cependant, il serait injuste de ne pas reconnaître que, dans ce processus d’adaptation, certains aspects de la prose richement texturée de Pagnol peuvent sembler édulcorés. L’œuvre originale, avec ses nuances et sa profondeur littéraire, offre une expérience différente, peut-être plus introspective.

« Le Temps des Secrets » en bande dessinée reste une œuvre d’une grande beauté, un pont entre les générations, un rappel que certains souvenirs, certains lieux, certaines émotions sont universels. Cette adaptation est une invitation à redécouvrir Pagnol, à travers les yeux d’un artiste qui comprend profondément l’âme de son œuvre.

Pour les aficionados de Pagnol comme pour les novices, cette bande dessinée est un trésor à chérir, un voyage dans le temps et dans le cœur.


Jazz

Album publié en 2017 aux éditions Grand Angle.


Résumé éditeur

Adapté de la pièce de Marcel Pagnol jouée en 1926 pour la première fois.

couverture bd jazz

À 56 ans, Blaise vient de terminer l’étude approfondie d’un texte inédit qu’il attribue à Platon. Cette thèse lui permettra d’accéder à une chaire à la Sorbonne.

Mais la révélation par un spécialiste américain des erreurs d’hypothèses qu’il a commises ruine ses espérances.


Alors qu’il a consacré plus de trente ans à ce travail, Blaise réalise qu’il a oublié de vivre sa vie. Une vie qui s’avère désormais sans aucun but. Blaise, dépité et déboussolé, décide de rattraper le temps perdu et de vivre sa jeunesse, à l’âge où il n’est plus temps.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Jazz »

Dans « Jazz », la collaboration entre Scotto, Stoffel et A.Dan transcende la pièce de Pagnol en une fresque graphique mélancolique et lumineuse.

L’histoire de Blaise, érudit plongé dans une crise existentielle après une vie dédiée à la recherche, résonne avec une intensité nouvelle dans cette adaptation.

Les dessins d’A.Dan captent avec brio la quête désespérée de sens de Blaise, transposant la gravité de ses questionnements et la légèreté de ses échappées joyeuses dans une palette de couleurs qui fait vibrer l’âme provençale.

Le scénario, fidèle à l’esprit de Pagnol, conserve l’humour et le rythme ciselé de l’original tout en apportant une dimension visuelle riche et immersive.

Cette BD est une invitation à réfléchir sur le temps et les choix de vie, une œuvre qui, malgré le poids des ans, n’a rien perdu de sa pertinence.

Une redécouverte de Pagnol à travers le neuvième art, qui plaira tant aux initiés qu’aux nouveaux venus désireux de plonger dans l’univers intemporel de l’auteur.

Le Nom de la Rose – Tome 1

Album publié en 2023 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

Adapté du roman d’Umberto Eco publié le 6 octobre 1980.

Quand le maître italien du Neuvième art revisite le chef-d’œuvre d’Umberto Eco.

couverture bd Le Nom de la Rose tome 1

En l’an 1327, dans une abbaye bénédictine du nord de l’Italie, plusieurs moines sont retrouvés morts.

Pour mettre un terme à ces inquiétantes disparitions avant l’arrivée d’une importante délégation de l’Église, le frère Guillaume de Baskerville tente de lever le voile sur ce mystère qui attise toutes les superstitions.

Assisté par son jeune secrétaire Adso de Melk, il va progressivement percer à jour les troubles secrets de la congrégation, et se heurter à la ferme interdiction d’approcher la bibliothèque de l’édifice.

Pourtant, Baskerville en est persuadé, quelque chose se trame entre ses murs. Et bientôt, à la demande du pape, l’inquisiteur Bernardo Gui se rend à son tour au monastère et s’immisce dans l’enquête.

Les morts s’accumulent et la foi n’est d’aucun secours…

Événement ! Milo Manara s’attelle à l’adaptation en deux tomes du chef d’œuvre d’Umberto Eco, vendu à plusieurs millions d’exemplaires et traduit en 43 langues.

Après Jean-Jacques Annaud au cinéma (1986), c’est un nouvel artiste de prestige qui s’empare du célébrissime polar médiéval. À la demande des héritiers Eco, Manara a eu carte blanche pour donner sa vision de l’œuvre, et a pour cela choisi un triple parti pris graphique très audacieux.

Son adaptation s’ouvre en effet sur Umberto Eco lui-même s’adressant au lecteur, dessiné dans un noir et blanc classique. Puis commence l’intrigue médiévale elle-même, et là Manara renoue avec le noir et blanc au lavis, rehaussé d’effets de matières et de modelés qu’il a déjà utilisé pour Le Caravage.

Enfin, chacun sait que les livres tiennent un rôle fondamental dans l’intrigue, et Manara s’amuse donc de temps à autre à recréer des enluminures d’époque, réalisées à la manière des moines copistes du Moyen Âge.

L’ensemble est mis en couleurs par la propre fille de Manara sous la supervision de son père, là aussi selon la même méthode qui a présidé à la réalisation du Caravage.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Nom de la Rose – Tome 1 »

Milo Manara, l’artiste italien de renom, se lance dans l’adaptation de « Le Nom de la Rose » d’Umberto Eco en deux tomes. Dans un décor médiéval, en 1327, une abbaye bénédictine est le théâtre de mystérieuses morts. Frère Guillaume de Baskerville et son jeune secrétaire, Adso de Melk, mènent l’enquête malgré l’interdiction d’approcher la bibliothèque. L’inquisiteur Bernardo Gui se joint à eux, mais les morts s’accumulent, défiant la foi.

Manara a obtenu une carte blanche des héritiers d’Eco pour créer son adaptation. Son approche graphique est audacieuse, mélangeant noir et blanc classique, lavis, et reconstitutions d’enluminures d’époque. La mise en couleurs par sa fille ajoute une dimension unique à l’œuvre.

« Le Nom de la Rose » en bande dessinée est un hommage à l’œuvre originale, mettant en valeur les talents d’adaptation de Manara. Le choix de Marlon Brando pour incarner Baskerville apporte du charisme, et l’ambiance visuelle nous plonge dans un monde médiéval oppressant et mystérieux.

extrait bd Le Nom de la Rose - Tome 1

Manara réussit à préserver l’essence du récit tout en adaptant habilement les aspects visuels. Cette adaptation complexe est une prouesse artistique, et Manara démontre une polyvalence impressionnante. La bande dessinée offre une immersion visuelle captivante, avec une utilisation subtile de la couleur.

« Le Nom de la Rose » en bande dessinée est une célébration de l’œuvre d’Eco et du talent de Manara, un mariage parfait entre deux grands artistes italiens.


À bord de L’Étoile Matutine

Album publié en 2009 aux éditions Soleil Productions


Résumé éditeur

Adaptation du roman de Pierre Mac Orlan publié en 1920.

couverture bd À bord de L'Étoile Matutine

« UNE ÎLE AU TRÉSOR, SANS PERROQUET ET SANS ESPOIR. »
« Ceci est le titre de la préface que Francis LACASSIN a rédigé pour À bord de l’Étoile Matutine, et toutes les bonnes raisons de faire cette adaptation y sont contenues.

Ceux qui s’attendraient, en lisant cette adaptation, à trouver une aventure de pirate classique risquent d’être surpris.

En effet, il me plait de rendre compte par la bande dessinée de la peinture qu’a fait Mac ORLAN de ces existences anarchiques et de le suivre dans cette anti-épopée, privilégiant les temps morts sur les temps forts.

J’ai opté pour un style assez « classique » sur l’ensemble de l’ouvrage pour mieux « exploser graphiquement », le temps de quelques cases, dans le but d’exprimer au mieux l’humanisme désenchanté et le fantastique social qui caractérise le style de Mac Orlan. » Riff Reb’s

L’histoire en quelques mots…Un homme sur la fin de ses jours nous fait la lecture du roman de sa jeunesse. Craignant toujours le couperet de la justice, c’est sur le ton de la confidence qu’il nous raconte sa participation, plutôt en tant que témoin, au monde des gentilshommes de fortune du début du XVIII

La bd « À bord de L’Étoile Matutine » disponible ici


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « À bord de L’Étoile Matutine »

« À bord de L’Étoile Matutine » de Riff Reb’s est une adaptation magistrale du roman de Pierre Mac Orlan. Publié en 2009, cet album marque le début d’une série remarquable qui continue de nous enchanter. L’artiste parvient à capturer toute la force et la beauté du texte original, nous plongeant dans un monde sombre et implacable.

Le récit se déroule dans un univers maritime impitoyable, loin des clichés romantiques. Les personnages, des brigands des mers, sont dépeints de manière brutale, dévoilant leur cruauté et leur folie. Chaque chapitre nous révèle un peu plus de la noirceur de leur existence, dans un récit sombre et oppressant.

Riff Reb’s réussit à retranscrire fidèlement l’esprit du roman, tout en ajoutant sa touche artistique unique. Ses dessins puissants et expressifs, jouant habilement sur les couleurs et les expressions des personnages, apportent une intensité incroyable à l’histoire.


Ce récit ne ressemble en rien aux récits de pirates traditionnels. Il explore les profondeurs de l’âme humaine, dévoilant la violence et la désespérance qui habitent les personnages. L’album se révèle être une plongée éprouvante, mais fascinante, dans l’univers sombre de ces « gentilshommes de fortune. »

« À bord de L’Étoile Matutine » est une adaptation digne du grand écrivain qui l’a inspirée. Riff Reb’s nous offre une expérience visuelle et narrative captivante, délivrant une œuvre mémorable.

Cette bande dessinée est une véritable réussite, et nous espérons que Riff Reb’s continuera à nous offrir de telles traversées captivantes.


Lieu visité par la bd en Bretagne

Brest

Histoires de Bretagne – T05 – Quand souffle le vent des îles

Album publié en 2012 aux éditions Soleil Production


Résumé éditeur

D’après la nouvelle d’Anatole Le Braz publiée en 1905 dans dans son recueil Contes du soleil et de la brume.

Julien Le Denmat, un éclopé de la guerre de Crimée, revient dans sa Bretagne natale comme lieutenant des douanes.

Les sept îles au large de Perros-Guirec constituent un repère idéal pour les trafics en tous genres, mais Julien constate avec surprise que les signalements d’infractions sont rares. Trop rares d’ailleurs…

On dit que Gonéry Lézongar, le maire local, a su imposer une loi martiale dans sa ville.

On dit aussi qu’il est frère de fraudeurs qu’il a répudiés, et que seule sa fille, la belle Véfa, compte à ses yeux…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Histoires de Bretagne – T05 – Quand souffle le vent des îles »

Quand souffle le vent des îles nous transporte au XIXème siècle, au cœur de l’archipel des Sept-Îles en Bretagne, où les douaniers traquent les fraudeurs.

Cette bande dessinée intrigue dès le départ avec son protagoniste, Julien Le Denmat, un homme de guerre de Crimée de retour en Bretagne en tant que lieutenant des douanes. L’histoire se déroule dans un cadre magnifiquement illustré, dépeignant la puissance de la mer et la beauté des îles.

extrait Quand souffle le vent des îles

L’ensemble reste de bonne qualité et offre une lecture agréable. Les références aux légendes bretonnes ajoutent une dimension mystérieuse et angoissante à l’histoire.

« Quand souffle le vent des îles » ne révolutionne pas le genre, mais il offre un divertissement solide, parfait pour les amateurs de récits historiques et de contes régionaux.

Une belle immersion dans un monde de superstitions et de mystères qui vaut la peine d’être découvert.



Lieu visité par la bd en Bretagne

Les Sept iles